Preventiounsplang SuicideAll 4. Dag kënnt et zu engem Suicide-Versuch zu Lëtzebuerg

Am Kader vum Preventiounsplang Suicide 2015-2019 gi Formatiounen ugebueden, déi elo scho wäit méi Zoulaf hunn, wéi ee sech dat erwaart huet.

© RTL Télé Lëtzebuerg / Luc Rollmann

Preventiounsplang Suicide / Reportage Eric Ewald



D'Suicidepreventioun ass en Enjeu fir d'ganz Gesellschaft, housch et am spéide Moien am Gesondheetsministère, wéi zwou nei Aktiounen am Kader vum nationale Fënnefjoresplang fir d'Verhënnere vum Selbstmord presentéiert goufen. Där gëtt et, geschat, eng 80 d'Joer, woubäi ee vun 10 bis 20mol souvill Versich muss ausgoen. Obwuel Lëtzebuerg domat, europäesch gesinn, relativ gutt do stéing, géif et nawell all 4. Dag zu engem Suicide am Grand-Duché kommen.

D'Ministesch Lydia Mutsch huet sech um Donneschdeg de Moien ënner anerem doriwwer gefreet, dass déi ugebuede Formatiounen am Zesummenhank mam Suicide e grousse Succès kennen. Well d'Nofro sou grouss ass, gëtt déi Formatioun och weider ugebueden. Als primäert Zil hat ee sech 500 forméiert Leit bis 2019 gesat. Elo 2017 läit een awer scho bei iwwer 600 Aschreiwungen, wat beweist, dass dat hei zu Lëtzebuerg wierklech en Thema ass, an e gëtt op déi gutt Aart a Weis beliicht, sou d'Lydia Mutsch. Et géif een dem Thema net probéieren aus dem Wee ze goen, mä et géif ee ganz proaktiv virgoen. Duerch d'Formatioun géif ee léieren ze gesinn an ze erkennen, wann an engem sengem Ëmfeld eng Persoun suizidär Unzeechen opweist.

D'Lydia Mutsch iwwert d'Suicide-Preventioun

Donieft géif een och beim Ëmsetze vum Preventiounsplang Suicide gutt virukommen: 14 Aktioune wären nämlech schonn ëmgesat ginn, sief et punktuell oder awer ganz.


D'Lydia Mutsch huet um Donneschdeg nach d'Opstelle vun engem nationalen Doudesregëster a vun engem Regëster vu Suicideversich gefuerdert.

Da war et nach d'Annonce, dass e weidere Psycholog fir SOS Détresse agestallt gëtt.

E Suicide huet traumatesch Auswierkungen op d'Ëmfeld vum Affer a beréiert an der Reegel tëscht 5 an 10 Leit, sou d'Ministesch. Fir d'Lydia Mutsch huet déi ganz Gesellschaft am Fall vu Selbstmorden eng Roll ze spillen an et gëtt jidderee gebraucht, deen hëllefe kann.

Extrait Lydia Mutsch



Nieft der Hëllef vu Betreier a Persounen, soll och e Guide déi Hannerbliwwen no engem Selbstmord begleeden.

Guide no Suicide / Reportage Eric Ewald



Conférence de presse: «La prévention des suicides représente un enjeu pour la société entière!» (19.10.2017)

Communiqué par: ministère de la Santé

Lors d'une conférence de presse, la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, a présenté deux actions majeures de postvention suicide, qui s'inscrivent dans le cadre du premier Plan national de prévention du suicide pour le Luxembourg (PNPSL) que le gouvernement a adopté en 2015.

Ce plan quinquennal, dont le but est de combattre les causes et les conséquences du suicide, de réduire les tentatives de suicide et les décès par suicide au Luxembourg, englobe 33 actions prioritaires, élaborées avec les acteurs de terrain et approuvées par le Groupe interministériel prévention suicide.

Au Luxembourg, le nombre de suicides est estimé à 80 cas par an. L'ampleur du problème est encore plus importante lorsque l'on sait que le taux de tentatives de suicide est de 10 à 20 fois plus élevé que celui des suicides accomplis.

Le suicide est le résultat d'interactions complexes entre différents facteurs de risque et de protection. Néanmoins, tout suicide est évitable et les moyens de réduire de manière significative le nombre de décès par suicide existent.

Guide pratique de postvention à l'attention des établissements scolaires et internats

Afin de soutenir les écoles dans leur démarche de prévention et de postvention suicidaire, un groupe de travail multidisciplinaire, englobant à la fois des professionnels du domaine de l'enseignement, de la santé, de la justice, ainsi que des associations locales, a été mis en place et a élaboré le «Guide pratique de postvention à l'attention des établissements scolaires et des internats» (action 18 du PNPSL).

Destiné aux directeurs d'établissement scolaire, ce guide pratique de postvention est un outil visant à les assister dans la prise en charge de la communauté scolaire en cas de décès inopiné ou de suicide d'un membre de la communauté scolaire. Il présente un certain nombre de recommandations pour la gestion d'événements à potentiel traumatique.

«Le suicide est par définition un acte difficile à comprendre, et d'autant plus troublant lorsqu'il touche un jeune à qui la vie a tout à offrir. Les suicides ne sont pas seulement des problèmes individuels, mais un thème relevant de la santé publique et leur prévention représente un enjeu pour la société entière», a précisé Lydia Mutsch.

«Leitfaden – Überbringen einer Todesnachricht nach einem unerwarteten Todesfall»

Comment annoncer la mort d'un enfant, d'un membre de la famille ou d'un proche après un décès inopiné et probablement un décès? En étroite collaboration, un autre groupe de travail composé d'experts dans le domaine de la santé et de la justice, ainsi que d'associations directement impliquées dans cette tâche difficile, a mis en place un «Code de pratique» (action 23 du PNPSL) dans le but d'offrir des pistes pratiques pour toute personne intervenant au moment d'un suicide. Ce manuel, qui contient de multiples recommandations, est destiné à informer, à apporter du soutien et à unifier le processus dans l'annonce d'un décès.
Lorsque le suicide se produit, les effets sur la famille et les amis sont immédiats et traumatisants. Des personnes en deuil après un suicide, risquent plus souvent une dégradation de leur santé mentale. Une prise en charge rapide et adaptée de ces familles est nécessaire, afin d'éviter une éventuelle reproduction d'un tel acte au sein de la famille.

Les experts en matière de prévention de suicide conviennent, qu'une bonne prise en charge commence déjà avec l'annonce de la mort d'un être cher par rapport à ses proches.

«L'impact sur le fonctionnement et la santé mentale des membres de la famille ne doit pas être sous-estimé. Les expériences venues d'ailleurs démontrent qu'une prise en charge réfléchie, pratique et structurée peut considérablement diminuer le risque de voir se développer des conséquences négatives liées au suicide», a expliqué la ministre.

Parallèlement au «Code de pratique», un dépliant «Après un suicide» a été élaboré, regroupant des informations et contacts utiles pour les proches touchées par un suicide.

La mise en œuvre du PNPSL avance à grands pas!

Parmi les priorités du plan d'action figurent la prévention au sens large du terme, les populations à risque, les jeunes, les personnes âgées, la poursuite de la décentralisation des structures d'aide, les formations spécifiques, ainsi que les prises en charge thérapeutiques.

«Chacun a un rôle important à jouer dans la prévention du suicide, en commençant par les structures de santé, les écoles, mais aussi le monde de l'entreprise et la communauté au sens large», a souligné Lydia Mutsch et a vivement remercié tous les acteurs engagés dans l'élaboration et impliqués dans la mise en pratique des actions sur le terrain. «C'est en œuvrant ensemble que nous parviendrons à sauver des vies!»

C'est dans ce sens que la ministre se félicite du bon avancement de la mise en œuvre des 33 actions prioritaires définies dans le PNPSL et de l'excellente collaboration interministérielle. Ainsi, outre celles présentées ci-dessus, 14 autres actions ont déjà pu être mises en place ou sont en cours d'élaboration.

Parmi celles-ci il convient de mentionner particulièrement la Formation à l'intervention en cas de crise suicidaire auprès de professionnels de la santé, du secteur du travail et du secteur social (action 29 du PNPSL). En effet, cette formation connaît un réel succès avec, à l'heure actuelle, plus de 600 personnes formées entre 2014 et 2017, alors que l'objectif fixé visait la formation de 500 personnes jusqu'en 2019.

Afin d'objectiver l'impact de la stratégie nationale de prévention du suicide et d'optimiser l'efficience des actions successives, une évaluation externe de l'intégralité du plan d'action sera réalisée.

Les documents en question peuvent être téléchargés via le portail santé www.sante.lu.