VIDEO: Déidlechen ZuchaccidentSécherheetssystem Memor II+ huet versot, sou de Rapport

De vereelzte Sécherheetssystem Memor II+ huet beim Zuchaccident virun engem Joer zu Beetebuerg versot. Och de Faktor Mënsch huet eng Roll gespillt.

Zuchaccident: Net eng eenzeg Ursaach (19.02.2018)
De vereelzte Sécherheetssystem Memor II+ huet beim Zuchaccident virun engem Joer zu Beetebuerg versot. Och de Faktor Mënsch huet eng Roll gespillt.

D'AET – also déi technesch Enquête-Administratioun – huet alles analyséiert wat ze analyséiere war, an also eben och dat wat geklappt huet. Dat schreift si an hire Conclusiounen, déi iwwerschriwwe si mat "faits établis", also d'Fakten.

Do steet dann z.B. datt den Entretien vum Memor II+ no den Norme geschitt wier, an datt dee Memor um TER am Betrib war. E bestëmmtent Signal wier awer net komm, wéi et hätt misse kommen, wéi den Zuch duerch e Virsignal gefuer ass an et wier duerno keng Noutbremsung ausgeléist ginn. Den Zuch war du vill ze séier ënnerwee, en ass mat 123 km/h gefuer, wou en nëmme mat 60 hätt dierfe fueren. De Maschinist hätt nach eng pneumatesche Bremsung ausgeléist, wéi e mat Vitesse 133 op de franséischen Zuch duergefuer ass.

D'AET recommandéiert fir d'Zukunft verschidde Punkten, an zwar notamment deen, datt den European Train Control System ETCS net nëmmen um nationale Reseau, mä och méiglechst séier um franséischen SNCF-Reseau soll agefouert ginn. Da soll awer och d'Personal sensibiliséiert ginn, all Anomalie déi se um Reseau feststellen ze mellen. An et soll systematesch Analyse ginn op et Anomalië gëtt, well am Laf vum Joer 2017 wieren nämlech iwwer eng Dose Mol Memor-Anomalië festgestallt ginn.

Et wieren nach weider Enquêten am Gaang, schreift d'AET. Déi géife sech op déi zwee Facteure konzentréieren, déi Schold um Accident wieren, also op de sougenannte facteur humain – also op de Maschinist, a firwat deen net dat richtegt gemaach hätt nom Passage vum Signal – an dann eben och nach weider op den technesche Volet, fir erauszefannen, firwat de Memor eng Defaillance hat.

PDF: 1. technesche Rapport vum Zuchaccident

Vun der Justiz gouf et um Méindeg och e Communiqué. Där hir Enquête wier nach am Gaang. De mënschleche Facteur hätt eng Roll gespillt, d'Noutbremsung wier ze spéit ausgeléist ginn. Et misst och nach gekläert ginn, op de Maschinist op sengem privaten Handy beschäftegt war, wéi Accident geschitt ass.

Communiqué du parquet de Luxembourg en relation avec l’accident ferroviaire du 14 février 2017 à Dudelange

(19.02.2018)

Suite à la publication du rapport d’étape de l’Administration des enquêtes techniques (AET), le parquet de Luxembourg communique les éléments d’information supplémentaires suivants :

L’enquête judiciaire est très avancée, mais pas encore terminée.

Le rapport d’étape actuel confirme les éléments qui se trouvent dans le rapport d’expertise préliminaire du 21 mars 2017 et les rapports subséquents, c’est-à-dire que l’accident est à expliquer par plusieurs facteurs.

D’une part le facteur humain aurait joué un rôle dans la genèse de l’accident.

Le conducteur du train voyageurs TER 88807 n’aurait pas pris note d’un signal fixe avancé. Il aurait remarqué le signal d’arrêt final trop tard, et aurait déclenché le freinage d’urgence à ce moment seulement.

D’autre part l’accident serait également dû à un défaut technique dans la mesure où le point fixe sur les rails, dit le « crocodile », n’aurait pas envoyé d’impulsion électrique – qui aurait dû informer le machiniste  sur la position du signal fixe avancé – à l’automotrice. Suite à ce défaut, le freinage d’urgence automatique n’aurait pas fonctionné, et n’aurait ainsi pas pu pallier à l’absence de freinage de la part du conducteur.

L’enquête judiciaire, ayant entre autres pour but de déterminer la cause exacte du non-fonctionnement du « crocodile », s’avère être très technique et est toujours en cours. A ce stade il n’existe pas d’indice(s) quant à un éventuel défaut d’entretien, sachant que des experts suisses sont toujours en train de rechercher les causes exactes du non-fonctionnement du « crocodile ».

En parallèle, des procédures sont en cours pour déterminer si, le cas échéant,  le machiniste était en communication au moment de l’accident par le biais de son portable privé.

A ce stade de l’instruction judiciaire il est prématuré pour avancer une date à laquelle des conclusions définitives pourraient être présentées.

Communiqué de Presse: CFL

Parution du rapport d’étape de l’Administration des Enquêtes Techniques (AET) au sujet de l’accident ferroviaire du 14 février 2017

Luxembourg, le 19 février 2018 – Le 14 février 2017, un train de voyageurs CFL est entré en collision avec un train fret
sur la ligne reliant Luxembourg et Thionville, à hauteur du secteur Bettembourg-Daereboesch. Notre conducteur
de train fut tué sur le coup. Le conducteur du train de marchandises fut grièvement blessé et l’accompagnatrice du
train de voyageurs CFL fut légèrement blessée. Cet accident grave nous a tous profondément affectés et marqués.
Ce 19 février 2018 l’AET a publié un rapport d’étape. Ce rapport identifie, à ce stade de l’enquête, deux facteurs
majeurs ayant mené à la collision. Le premier est lié au facteur humain par le fait que le conducteur n’a pas respecté
le premier signal (signal avancé) lui imposant de réduire la vitesse et n’a réagi que tardivement au second signal lui
imposant un arrêt (signal principal). Le deuxième est de nature technique et se situe au niveau du système de l’aide
à la conduite Memor II+.
Le rapport d’étape de l’AET a pris note des mesures complémentaires de prudence, concernant des aspects humains
et techniques, déjà mises en oeuvre par le gestionnaire d’infrastructure, les entreprises ferroviaires et l’Administration
des Chemins de Fer (ACF) et n’adressent pas aux CFL de recommandations supplémentaires .
Depuis 2014, les CFL ont équipé l’infrastructure ferroviaire du système de sécurité ETCS. L’installation de ce système
à bord du matériel ferroviaire voyageurs est terminée depuis fin 2017. Tous les trains voyageurs des CFL, y compris
ceux de et vers la France, circulent aujourd’hui en ETCS. L’adaptation du matériel fret est en cours et selon les prévisions
elle sera finalisée lors du second semestre de l’année prochaine.
L’enquête judiciaire et l’enquête de l’Administration des Enquêtes Techniques (AET) sont toujours en cours. Toutes
les parties restent dès lors soumises au secret de l’instruction.