Eis Sprooch mam Lex RothMe Vogel, vous avez raison !

Eise ‘Maître national’ huet sech dës Woch am ‘Journal’ iwwer déi ‘enzannt’, déi et géint d’Franséischt do sëtzen hunn ; dat an senger ‘schmackeger‘ Sprooch, déi wierklech dacks e Genoss ass. Hie seet do och, datt d’Lëtzebuergescht ‘nulle part’ giff enseignéiert ginn, an datt eisen Idiom fir e sëlleche net ze gebrauche wier…do sinn ech ower vläicht net esou rengrasseg mam Frënd Gast op enger Linn…mais les bonnes rixes font de beaux combattants…an dat dann och emol eng Kéier hei an der ‚langue du requérant‘.Näischt fir ongutt, Gast.

Ceux qui, chez nous, ont une dent contre la langue de Voltaire, n’ont tout simplement guère goûté convenablement à cet idiome roman, noble entre tous ! Soit qu’ils ont été de fieffés cancres en français , soit qu’ils se laissent emberlificoter par les innombrables programmes de TV germanophones… ce qui semble être le cas pour 90% des ‘nôtres’ ; souvent question de commodité. Il en va de même pour la presse écrite, notamment celle dite ‘de boulevard’.

S’égosiller contre l’éternelle vendeuse francophone ou le garçon ‘ignare’, dont le patron a tout simplement oublié de leur (faire) apprendre les quelques termes de luxembourgeois suffisants, ne sert à rien. Dans cet ordre d’idées, il ne doit nullement s’agir d’être ‘contre’ l’une ou l’autre des langues ; le bon sens y suffit largement.

Point n’est besoin de se lover aux premières loges chez Bernard Pivot pour apprécier le charme du français. Nous devrions être fiers de cet élément de notre situation linguistique, tout comme un Luxembourgeois peut s’ enorgueillir de lire Günter Grass en son original. N’oublions surtout pas que ces deux langues constituent le ‘terrassement’ de l’anglais et que, partant, nous Luxembourgeois puisons merveilleusement dans notre amalgame linguistique pour nous approcher des auteurs anglophones. Allez faire mieux ?

La langue luxembourgeoise, elle, est éminemment plus riche qu’on ne le ‘suppose’… si tant est qu’on ne fait que ‘supposer’. Qu’en matière législative et juridique elle ne tient pas forcément la route, c’est bien vrai… mais en avons-nous besoin ?  Le français est et reste notre langue législative et juridique qui ‘fait foi’, selon l’esprit de la loi sur l’emploi des langues de 1984 ; soyons-en fiers ! N’empêche que certaines dispositions ‘grand public’ ne perdraient rien de leur efficacité si elles étaient parallèlement publiées en luxembourgeois.

Remarque supplémentaire : La langue luxembourgeoise n’a absolument rien à envier aux idiomes français,allemand, anglais moyennement quotidiens, les ‘basics’ ! Pour ce qui est du ‘littéraire’ aux différents échelons, les ‘grandes langues’ l’emportent évidemment – volume oblige –  sur ce parent pauvre de luxembourgeois.

Cher Maître, dans le contexte du présent papier, j’ai l’insigne honneur de citer ce qu’un éminent francophone et francographe luxembourgeois m’a fait tenir jadis,  à propos de  fables de La Fontaine ‘tranférées’ en luxembourgeois : Quel délice et quel émerveillement de trouver subitement sa langue d’origine dans sa plus pure authenticité. Pour moi, vos fables constituent, bien au-delà des fables, une merveilleuse révélation. Vous m’avez fait découvrir tout un pays que je ne connaissais pasGaston Vogel. Quod erat…

Ce pourquoi je vous reste devoir une sacrée chandelle !

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