Grande-Duchesse Maria TeresaGéint déi ongerecht Verdeelung vum Räichtum op der Welt

Zesumme mat der Prinzessin Alexandra war d'Grande-Duchesse um "Global Social Business Summit" vum Friddensnobelpräis-Laureat Muhammad Yunus zu Paräis.

D'Grande-Duchesse Maria Teresa an de Professer Muhammad Yunus, Grënner vum Konzept vum soziale Business a Nobelpräis-Laureat 2006.© Cour grand-ducale / David Nivière
E Méindeg huet de Sommet vum soziale Business seng Dieren opgemaach. Ënnert anerem waren och déi spuenesch Kinnigin Sofia an déi Paräisser Buergermeeschtesch Anne Hidalgo präsent.

D'Grande-Duchesse huet zu Paräis fir eng Ekonomie plädéiert, déi de Mënschen déngt an net der Finanzwelt.

Ee vun den Organisateure vum Sommet vun der Sozial-Wirtschaft ass den indesche Professer Muhammad Yunus, deen 2006 de Friddensnobelpräis krut, well en ënnert anerem déi éischt Institutioun fir Mikrokreditter, d'Grameen Bank, gegrënnt hat.

D'Grande-Duchesse huet sech zu Paräis besonnesch géint déi ongerecht Verdeelung vum Räichtum ausgeschwat - si sot dat mat Bléck op d'Finanzwelt. Intelligent, generéis an altruistesch agesat kéint d'Kapital och zu der sozialer Kohäsioun bäidroen.

Op alle Fall misst sech eppes änneren - an et kéint sech och eppes änneren, esou d'Grande-Duchesse:

Certains modèles d'affaires ne sont plus acceptables parce qu'ils ne vont pas dans le sens du monde que nous voulons, ni pour nos enfants ni pour nos petits-enfants. Il faut changer quelque chose de cette marche en avant inquiétante et destructrice. Le monde tel que nous le voulons est celui que le Professeur Yunus décrit dans son nouveau livre. Un monde avec zéro pauvreté, zéro chômage et zéro émission carbone. Un rêve? Je ne le crois pas.

De Sommet 2017 këmmert sech an éischter Linn ëm déi global Defien an de Beräicher Gesondheet, gesond Ernärung, Accueil vu Flüchtlingen, Kultur an d'Pollutioun vum Mier duerch Plastik. Ausserdeem um Ordre du jour stinn d'Olympesch Spiller an hir sozial Dimensioun.

D'Prinzessin Alexandra an d'Grande-Duchesse Maria Teresa mat der Paräisser Buergermeeschtesch Anne Hidalgo, dem Professer Muhammad Yunus an der spuenescher Kinnigin Sofia (v.l.n.r.).© Cour grand-ducale / David Nivière


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

"Global Social Business Summit" à Paris

L'économie sociale, garante d'un monde plus humain.

Les 6 et 7 novembre, la Grande-Duchesse participe à la 8ème édition du « Global Social Business Summit » (GSBS), qui se tient à la Cité Universitaire Internationale à Paris en présence d'experts mondiaux en matière de finance inclusive et d'économie sociale. Lors de son allocution, la Grande-Duchesse s'est livrée à un vibrant plaidoyer en faveur « d'une économie au service des hommes et non pas de la finance pure. »

S.A.R. la Grande-Duchesse a d'abord rendu un hommage appuyé aux organisateurs du GSBS, et plus particulièrement au professeur Muhammad Yunus, créateur de la première institution de microcrédit - la fameuse « Grameen Bank » - et lauréat du prix Nobel de la Paix en 2006.

« Par les valeurs qu'il porte et l'espoir qu'il fait naître jusque dans les coins les plus reculés du monde, le « Social Business » pose les bases de notre économie de demain », a poursuivi la Grande-Duchesse, non sans insister sur le fait que l'économie se devait d'être « au service des hommes et non pas de la finance pure. »

A ce propos, Son Altesse Royale s'est félicitée de ce que cette vision soit désormais partagée par de grands chefs d'entreprise, citant notamment Emmanuel Faber, le CEO de Danone, qui considère que « le rôle d'une entreprise est de créer de la valeur, mais aussi de la partager pour créer de la richesse sans créer plus de pauvreté ».

Emboîtant le pas à ce grand patron, la Grande-Duchesse a déclaré que la vraie réussite d'un projet entrepreneurial s'apprécie en fonction de son impact sur la société et se mesure à ses capacités d'innovation au service de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion.

« Certains modèles d'affaires ne sont plus acceptables parce qu'ils ne vont pas dans le sens du monde que nous voulons, ni pour nos enfants ni pour nos petits-enfants. Il faut changer quelque chose de cette marche en avant inquiétante et destructrice. Le monde tel que nous le voulons est celui que le Professeur Yunus décrit dans son nouveau livre. Un monde avec zéro pauvreté, zéro chômage et zéro émission carbone. Un rêve? Je ne le crois pas », s'est exclamée Son Altesse Royale.

La Grande-Duchesse s'est par ailleurs adressée plus directement aux représentants du monde de la finance, exhortant ceux-ci à contribuer à la lutte contre « l'inégalité des richesses telle que nous la connaissons aujourd'hui avec la moitié du patrimoine de la planète qui appartient à 1% de ses habitants les plus riches. »

Un appel qu'elle a voulu constructif : « Il ne s'agit pas ici de diaboliser le capital, car il permet l'innovation et il ouvre la porte à la créativité de millions d'hommes et de femmes bienveillants. La finance peut devenir une matière noble et utile pour l'avenir de la planète et la cohésion sociale lorsqu'elle est travaillée par des gens intelligents, généreux et altruistes ».

Toujours selon S.A.R. la Grande-Duchesse, il y a beaucoup d'exemples de ce que la finance peut produire de positif lorsqu'elle se met au service de l'intérêt général. « Des banquiers, des Etats et des investisseurs se sont mis ensemble pour inventer les obligations vertes afin de protéger l'environnement et contribuer à la transition énergétique. Mon pays est d'ailleurs à la pointe de cette activité », s'est-elle félicitée avant de conclure sur une note d'espoir : « J'espère que la communauté financière et les investisseurs mettront le même engagement et la même énergie créative à résoudre d'autres problématiques sociales urgentes comme la pauvreté, le chômage, l'immigration, l'échec scolaire et même la violence. »

Le concept de « Social Business » a été développé par le Professeur Muhammad Yunus, lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2006, avec l'intention de trouver, grâce à une nouvelle forme d'entrepreneuriat, des solutions aux besoins les plus pressants de la société (lutte contre la pauvreté et le chômage, protection de l'environnement, etc.).

Pour accroître la sensibilisation à ce sujet et lui donner plus d'impact, « Yunus Center » et « Grameen Creative Lab » ont créé en 2009 le « Global Social Business Summit » qui, depuis, est devenu le principal forum mondial en matière d'économie sociale.

Chaque année, il regroupe des conférenciers de renommée mondiale issus des secteurs public ou privé, des représentants des milieux politique, économique et financier, de même que des membres de la société civile et du monde académique.

Cette édition 2017, dont la cérémonie d'ouverture a notamment été rehaussée par la présence de LL.AA.RR. la Grande-Duchesse et la Princesse Alexandra, Sa Majesté la Reine Sofia d'Espagne et la maire de Paris, Anne Hidalgo, est principalement consacrée à ces défis mondiaux que sont la santé, une alimentation saine, l'accueil des réfugiés, la culture ou encore la pollution par les matières plastiques. Une place importante est également consacrée aux Jeux Olympiques et à leur dimension sociale.

D'Prinzessin Alexandra an d'Grande-Duchesse Maria Teresa zesumme mam Professer Muhammad Yunus an der spuenescher Kinnigin Sofia bei der Ouverture vum Global Social Business Summit.© Cour grand-ducale / David Nivière


D'RIED

Speech of HRH the Grand Duchess at the Global Social Business Summit November 6, 2017

The spoken text shall prevail

Dear Professor Yunus
Chère Madame le Maire
Your Majesty
Excellences
Dear Friends

I shall always be grateful to Professor Yunus for his vision of a business model that would finally reconcile economic activity and the true needs of men and women.

This insight earned him the Nobel Peace Prize, as we all know.

He has been my inspiration since we met 20 years ago.

Since then several large companies have linked their name and reputation to that of Grameen by placing the fight against social precarity, the preservation of the planet and the respect of the human being at the heart of their business model.

This is not an easy path to take.

By spreading these values and bringing hope even to the most forgotten corners of the world, the "Social Business" model lays a foundation for the economy of tomorrow. An economy that places itself at the service of mankind, not at the service of pure profit!

I am pleased to see that top business leaders now share this vision. Let me quote Mr. Emmanuel Faber, the CEO of Danone, who participates in this Global Social Business Summit: "The purpose of a company is to create value, but also to share it so that wealth is produced without generating more poverty". "Poverty, he adds, is a failure of market mechanism. And therefore, I consider that the role of large companies is to create an economy which is inclusive enough so that poverty doesn't exist anymore".

Rewriting the rules of business, defining a "new rational" for entrepreneurial activity, requires a profound change of mindset. We tend to believe that the success of a business is determined by the amount of dividends distributed to its shareholders.

This is not the success of an undertaking. True success is measured in terms of its impact on society, not least its capacity for innovation in the fight against poverty and exclusion.

The true wealth of a company is also measured in the inspiration, enthusiasm and passion that its projects generate among its employees and customers, because the projects make sense and offer a solution to real needs.

Some business models are no longer acceptable because they do not go in the direction of the world that we want for our children and our grandchildren!

Something must be changed if we are to halt this disturbing and destructive march forward.

The world as we want it is the one that Professor Yunus describes in his new book. A world with zero poverty, zero unemployment and zero carbon emissions.

Is this a dream?

I believe not.

Young people are no longer willing to work for companies that offer precarious job contracts or that impose infernal working rhythms that lead to isolation, depriving them of affective relationships and of family life.

It is no coincidence that in France nearly one out of two students dreams of working for a company in the social sector or for an NGO.

I understand so well all these young people who want to engage in social entrepreneurship because they reflect the values they stand for.

Let me tell you about "Lulus dans ma rue". This is a social business initiative in Paris that impressed me so much I absolutely wanted to make it known in Luxembourg.

"Lulu dans ma rue" has reinvented the concept of the neighborhood "concierge", providing work for people in precarious situations. The initiative has also brought humanity back into people's daily lives and rebuilt social bonds.

The "Lulus" have achieved something remarkable in a big city: they have given back a smile to single and isolated people whose existences were almost unknown until then.

This example shows that at the scale of a neighborhood, it is possible to move the lines, creating economic activity and social cohesion at the same time.

Even central bankers accept that another business model is no longer the realm of fiction. In Cairo, in September, 700 central bankers and policy makers from developing countries recognized the importance of inclusive finance and of social economy in the fight against poverty and exclusion.

Ladies and gentlemen,

Finance is a regulated tool that serves the economy; but if finance serves the economy, it does not always serve the general interest.

This fact has been evident for centuries.
 
And it must change, because finance merits a better objective than to contribute to inequality as we see it today, whereby half of the wealth of our planet belongs to 1% of its richest inhabitants.

It is not a question of demonizing capital; capital makes innovation possible and opens a door to the creativity of millions of socially conscious men and women.

Finance can also be a noble tool, securing the future of the planet and generating social cohesion when it is put to work by intelligent, generous and altruistic people.

There are many examples of how fair finance can be when it serves the public interest. Bankers, governments and investors have come together to invent green bonds to protect the environment and contribute to the low-carbon economy. My country is also at the forefront of this activity.

I hope that the financial community will demonstrate the same commitment and contribute the same creative energy to solving other urgent social issues such as poverty, unemployment, immigration, school failure and violence.

Thank you very much for your attention

D'Grande-Duchesse huet um "Sommet" och eng Ried gehalen.© Cour grand-ducale / David Nivière


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