De Jakobswee (2017) - IntroCamino 2017: La neuvième année

Tout doucement je me rapproche des 17% de tous ceux qui font le chemin en étapes et qui arrivent en fin de compte à Santiago-de-Compostella.

Pour l’avenir de l’Espagne j’espère que la raison l’emportera en fin de compte en ce qui concerne la Catalogne pour permettre à chacun pour pouvoir continuer à circuler sur le Camino.

Cette année j’ai continué sur le Camino del Norte depuis Bilbao jusqu’à Ribadesella avec un total de trois cent kilomètres en douze jours de marche. Je confirme, du moins pour la Cantabrie, ce qu’on peut lire dans certains guides que depuis Bilbao le terrain devient plus plat par rapport au tracé Irun vers Bilbao pour sortir des Pyrénées.

Pour arriver à Bilbao nous avons mis deux jours : de mon domicile le bus pour aller à Luxembourg-Ville, la navette pour aller à TGV Lorraine, le TGV pour se rendre à Bordeaux et un autre TGV pour continuer jusqu’à Irun où nous avons passé la nuit. Le lendemain le bus ALSA depuis la gare de Irun jusqu’à Bilbao.

Dany et Marc mes compagnons de longues dates n’ont pu libérer leur calendrier pour cette année. Nicolas qui a connu des problèmes de pieds l’année passée et qui partant avait dû déclarer forfait a retrouvé sa condition d’antan. C’est tout naturellement qu’il m’a rejoint sur le chemin ensemble avec son épouse Christiane. Raymond a participé pour la première fois au parcours. Pour les initiés nous voilà donc à trois sur le chemin de Compostelle issus du « Pensionärstour » et deux « Millepätteren ».

Sur le périple de cette année nous avons parcouru la communauté autonome monoprovinciale de Cantabrie et fait nos premiers pas dans la principauté d’Asturie. La Cantabrie est une communauté autonome et sa capitale est Santander. La Cantabrie est connue pour ses trois zones géographiques qui sont la côte, la montagne et la vallée. Sur notre parcours nous avons surtout pu apprécier la côte et la montagne. D’une manière générale nous avons bien profité du climat doux et à un jour près nous avons ont été épargné par des pluies abondantes en provenance de l’atlantique. L’Asturie est également une communauté autonome et sa capitale est Oviedo. Le climat est océanique et plutôt pluvieux.

Cette année j’ai beaucoup appris sur la manière de faire ailleurs et les comportements locaux. J’aime découvrir d’autres horizons même si on est parfois projeté malgré soi dans une logique comparative par rapport à son journalier. Tout pèlerin doit prendre garde de ne pas vouloir chercher ailleurs ce qu’il a l’habitude de trouver chez soi. Le respect des valeurs propres à chacun fait partie de l’apprentissage de la découverte d’autres cultures. Et puis, si on a vécu une mauvaise expérience un jour on survivra puisque le lendemain on sera ailleurs.

En tant que groupe nous avions décidé de recourir au service du transport de bagages auquel je reviens plus en détail. Nous avons également alimenté une caisse commune pour nos petits achats et au fur et à mesure qu’il fallait la réalimenter chacun a de nouveau versé cinquante euros en liquide. Pour le prix à payer pour nos chambres nous l’avons fait à tour de rôle.

Le fait d’avoir suivi les cours de troisième d’année de langue espagnole m’a beaucoup aidé dans le contact avec les locaux. Pouvoir m’exprimer dans la langue du pays que je visite me semble tomber sous le sens et m’a de un, permis d’enrichir mon vocabulaire et de deux, d’ouvrir des portes qui m’auraient probablement été restées fermées.

Merci à Laurence et Guy qui sont passés voir si tout allait bien avec mes ânes Henry et Basile lors de mon absence comme je le fais pour les leurs quand ils partent en congé.