Lieserbréif vum Gaston VogelL'EUROPE

Oui l'Europe a de surprenantes acquisitions à faire valoir.
Qui aurait pu supputer au début du siècle passé qu'un jour l'Europe si divisée, aurait sa monnaie unique, son espace libre sans douaniers et sans barrières ?

Il a fallu deux guerres mondiales pour en arriver là – et pourtant cela reste une conjecture.

Des fissures apparaissent ici et là dans une construction qui n'a pas de bases solides.

Les occupants sont trop nombreux et trop diffus pour gérer un héritage aussi vaste et si névralgique.

D'où le désir ardent qui anime de nombreux citoyens de revenir au noyau dur des pays fondateurs.

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L'euro est une monnaie miraculeuse.

Comment a-t-on réussi le fol exploit d'y arriver et de vaincre les nationalismes si rebelles à une telle innovation ?

Qui eût été prêt à renoncer à sa monnaie ?

C'est fait et c'est presque un mystère !

Excellente invention, mais qui se révèle menacée à moyen terme.

L'Euro a incontestablement renchéri la vie de nos peuples.

Il suffit de comparer ce qu'on pouvait acheter pour 4000 Francs et ce qu'on peut acheter pour 100 Euros.

Sa faiblesse vient du fait qu'il a trop de pieds sur lesquels il s'appuie – beaucoup sont dans la boue, d'autres dans des marécages où il fait un glouc glouc inquiétant du matin au soir.

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Schengen – oui quel « Genuss » de traverser les frontières sans tomber sur des douaniers – quel bienfait économique pour tous ceux qui transportent des marchandises – oui tout cela est incontestable.

Il n'en reste pas moins que le défaut de contrôle aux frontières ouvre des perspectives de grande facilité à toutes les crapules qui menacent nos sociétés avec leur cortège de braquage, cambriolage, blanchiment et autres saloperies.

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À cela s'ajoute l'insoluble problème des flux migratoires qui n'a à ce jour pas trouvé une solution valable.

Ces pauvres déshérités qui ont été obligés de quitter les dictatures corrompues restent dans l'angoissante indécision de leur terrible situation.

Quel sort l'Europe réservera-t-elle à cette tragédie ?

Elle ne sait pas.

*
Et nonobstant tous ces progrès, l'Europe n'a pas réussi à conquérir le cœur des citoyens.

Bruxelles en est grandement responsable avec ses incohérences, ses arrogantes réglementations qui sont d'autant plus énervantes qu'elles touchent souvent bêtement le quotidien des gens – des réglementations qui ont tué ou presque l'agriculture et la pêche.

On se méfie de ces politiciens et des fonctionnaires au service de l'institution, sachant qu'en face du Berlaymont se sont établis à demeure les lobbyistes de tous acabits qui glissent leur mot dans les textes qui concernent leur domaine.

On a vu ce qui s'est passé pour le glyphosate – Monsanto a réussi à lever l'obstacle.

Elle continue à produire un désherbant dont on suppose qu'il peut être cancérigène.

Un tas d'autres ambiguïtés se passent chaque mois à ce niveau, si bien que le citoyen se sent à tort ou à raison sacrifié sur l'autel de l'industrie.

Sachez, apparatchiks de Bruxelles, que notre confiance s'amenuise ainsi de jour en jour.

Gaston Vogel.

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