Lieserbréif vum Edouard KuttenPléthore d’étudiants à la rentrée … !

 
 

Dans bon nombre de pays de l’Union européenne, il y a parfois trop d’élèves  pour les places disponibles en facultés. Très souvent les facultés sont devenues victimes de leur « politique du succès ». On dit que les facs bondées en France, par exemple, seraient confrontées à un boom démographique non prévisible. Ceci est une excuse trop simpliste, car l’accès à la faculté est devenu trop facile. Le « bac pour tous » est un des mots d’ordres dans beaucoup de pays.

Une politique scolaire sans garde-fou, c’est-à-dire abolition des examens d’admission, examens de passage au lycée, etc. est responsable de cet état de choses.

En France, les lycées sont classés selon leur performance, c’est-à-dire plus il y a d’élèves qui passent, mieux sera le classement du lycée qui en profitera lors d’attributions spéciales. Les bacheliers avec mention « satisfaction » sont devenus « rares », comme au Luxembourg, il n’y a plus que du « bien » et de « l’excellent ».

Certaines filières « simples » à l’université sont engorgées. Ainsi, vu qu’un examen d’entrée n’est plus pratiqué, on préfère le tirage au sort pour certaines de ces filières (cf. France).

Et le prérequis ? Tout le monde s’inscrit où bon lui semble.  Cette politique politicienne, dont le but est de satisfaire les parents, commence à montrer ses limites. Le taux d’échec en première année de faculté en France est de plus de 60 % (cf. La Voix du Nord 14.09.2017). En Belgique les constats sont « grosso modo » les mêmes. L’enseignement secondaire n’est plus assez « exigeant », il est trop « bienveillant » selon V. de Coorebyter, professeur à l’ULB (Université Libre de Bruxelles). Le recteur de l’ULB Y. Englert est plus qu’intrigué. « La mauvaise maîtrise de la langue est frappante » (cf. La Libre Belgique 14.09.2017). M. Sack, conseillère aux études à la faculté à l’UCL (Université Catholique de Louvain), a osé toucher le fond du problème. « Les étudiants peuvent réussir un cours avec la notation 10/20, contre 12/20 auparavant  (cf. La Libre Belgique 14.09.2017).  En clair, connaître 50 % de la matière suffit pour réussir.

Pour remédier à tout cet état de choses, il ne faut pas faire des universités des écoles sélectes, comme le sont maintes universités privées huppées. Mais il faut en finir avec l’illusion que même sans un bagage de savoir minimum, la réussite est garantie. Sinon la fréquentation des facultés devient un acte de « tourisme intellectuel » !

Edouard Kutten



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