Lieserbréif vum Edouard KuttenEnrichissement à l’africaine

En Afrique postcoloniale, comme partout dans le monde capitaliste, les collusions d’intérêts entre hommes d’affaires et cadres politiques sont légion. Ce n’est pas un hasard que l’on trouve en Afrique des milliardaires indigènes moins nombreux que leurs « frères » américains certes (Ventures en compte 55 pour 2017), mais tout autant compétitifs.

« L’afro-capitalisme » est un dérivé du postcolonialisme blanc, toujours actif. Cela ne change pas la donne, être exploité par un noir ou un blanc revient au même. On n’a pas réussi à consolider l’Etat de droit, ni la démocratie. C’est une « colonisation indigène » qui s’est mise en marche.

Et ces nouveaux colonisateurs ont reçu tous les passe-droits de la part des anciens pays colonisateurs qui sont toujours prêts à aller défendre, l’arme au poing, les intérêts communs. On ne laisse pas en plan un « ami », même s’il a utilisé l’Etat pour faire contrôler des secteurs entiers de l’économie nationale pour s’enrichir.

Mais de temps en temps l’un ou l’autre se fait prendre, comme récemment Zouma, l’actuel Président sud-africain, qui en 1999 était impliqué dans une affaire de vente d’armes, une banalité, il s’agissait « seulement » d’un dessous-de-table de 160.000 euros (cf. Figaro 19.09.2017).

Les dessous-de-table font partie du jeu, que ce soit en Afrique, dans l’Union européenne ou ailleurs dans le monde. Quant à cet « afro-capitalisme », il n’est rien d’autre que l’enrichissement des soi-disant élites africaines aux dépens des peuples indigènes.

Edouard Kutten



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