Gaston Vogel reagéiert op Reprochen"Cortèges quotidiens de mendiants dégueulasses"

Oppene Bréif vum Affekot un d'Stater Buergermeeschtesch, Reaktioun vum Lydie Polfer, Reaktioun vun der rumänescher Ambassad a Reaktioun vum Gaston Vogel.

Madame le Bourgmestre,

Votre Cité est devenue répugnante et la colère gronde au sein de la population.

L’air est rempli des puanteurs que dégagent les cortèges quotidiens de mendiants dégueulasses, insolents qui, grâce aux largesses des intelligents accords de Schengen, nous viennent, sans aucun contrôle, de la lointaine Roumanie.

Ces inqualifiables prennent possession des points stratégiques de la Grand-rue. Ils emmerdent les passants, profitant de tout instant d’inattention pour les racketter.

Personne ne s’occupe de cette racaille.

Ce matin encore, comme tous les matins, ils avaient leur rassemblement en pleine Grand-rue avec leurs chiens, grands et petits, et les bouteilles de bière qu’ils vidaient au goulot, les jetant ensuite par terre avec leurs mégots et autres saletés.

Les bancs, que vous avez mis à la disposition des promeneurs, sont occupés par ces sinistres individus qui les relaissent dans un état de désolation qui annule tout appétit de s’y arrêter.

Pourquoi tolérez-vous que votre Cité, au demeurant en état d’asphyxie par tous les chantiers qui l’affligent, sont en passe de devenir le "vomissoir" de la mendicité ?

Faut-il vous rappeler que votre devoir essentiel s’articule en trois points forts qui échappent à toute discussion voire atténuation :

- Sécurité
- Tranquillité
- Salubrité

Faites un effort.

Vos citoyens en ont marre, marre, marre et encore marre.

Nous sommes en pleine saison touristique. Les Étrangers qui foulent les pavés de cette minable ville, partent désenchantés, d’aucuns avec des sentiments de colère et de dégoût.

Il ne faut pas s’étonner qu’ils n’aient plus aucune envie de revenir.

Recevez mon profond respect.


Gaston VOGEL

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Luxembourg, le 6 août 2015

Prise de position concernant une lettre ouverte concernant la mendicité en ville

En réponse à une lettre ouverte au bourgmestre sur la mendicité à Luxembourg, je tiens à préciser que la sécurité des citoyens ainsi que la tranquillité et la salubrité de notre ville sont notre priorité absolue et j’estime aussi qu’il est important de lutter contre la mendicité organisée présente sur le territoire de la Ville de Luxembourg.

Ce phénomène a d’ailleurs été discuté déjà à plusieurs reprises au sein des instances communales.

D’après la législation en vigueur, la Ville de Luxembourg ne dispose pas de moyens d’action face à la mendicité organisée, la Police Grand-Ducale n’étant pas sous ses ordres et les tribunaux ne condamnant que très rarement les auteurs faute de l’établissement de la preuve des éléments constitutifs de l’infraction. La mendicité simple n’est, quant à elle, plus poursuivie à l’heure actuelle.

Il me semble donc urgent que les textes légaux soient revus de manière à mettre en place des moyens efficaces de lutte contre la mendicité tels que l’expulsion immédiate (« Platzverweis »). Plusieurs réunions entre la Ville de Luxembourg, le Ministère de la Justice et la Police Grand-Ducale ont d’ailleurs déjà eu lieu en vue d’élaborer des solutions concrètes.

D’ailleurs importe-t-il de différencier la mendicité organisée et la mendicité par nécessité : il est en effet indispensable de soutenir et de venir en aide aux personnes dans le besoin. Les services sociaux ainsi que les différentes structures sont à la disposition des personnes nécessiteuses, si toutefois ces dernières sont prêtes à accepter l’aide proposée et à respecter le cadre et les règles de ces structures.

Aussi me semble-t-il que bien que les faits évoqués dans la lettre ouverte posent des problèmes réels, une approche bien plus nuancée et respectueuse de la dignité des personnes fragilisées s’impose.

Le Bourgmestre

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Luxembourg, le 8 août 2015

Opinion de l'ambassade de Roumanie sur la lettre ouverte de maitre Vogel

« La liberté d’expression est essentielle. Toutefois, il faut que celle-ci ne conduise pas à la promotion, surtout dans l’espace public, à un discours de haine, dirigé à l’encontre des personnes ou des communautés.

Même si nous comprenons que la lettre de maitre Vogel ne reflète que les points de vue de son auteur,  nous sommes d’avis  qu’une attention supplémentaire serait nécessaire, afin d’éviter la promotion par la presse de la stigmatisation et des généralisations nocives, dont nous sommes convaincus que vous ne partagez pas.

Une telle généralisation est celle d’indiquer la Roumanie comme Etat d’origine des toutes les  personnes qui mendient,  décrites par ailleurs d’une façon discriminatoire et indigne. Nous rappelons que l’Europe se fonde sur une série de valeurs communes, dont le droit au respect de la dignité de ses citoyens. Ainsi, la  susdite lettre, indépendamment de l’origine des personnes mentionnées et de l’existence ou pas d’une situation de fait, constitue à notre avis une dérogation inacceptable de ces valeurs. Les formulations et le langage utilisés dans le texte ne sont pas seulement diffamatoires, mais risquent aussi de conduire à l’intolérance et même à des manifestations xénophobes envers les citoyens Roumains, avec des effets clairement néfastes  sur plusieurs plans.

En ce qui concerne les citoyens des Etats membres de l’Union Européenne, il faut souligner que ceux-ci doivent bénéficier des droits découlant de ce statut et de la citoyenneté communautaire, y compris de celui de la libre circulation. Nous rappelons également que, suite au Traite de Lisbonne, le respect de la Charte des Droits Fondamentaux s’impose.

Par conséquent, nous sommes d’avis que la diffusion des approches comme celui en cause n’est que regrettable et ne devrait pas se reproduire ».

Roxana IFTIMIE
Ambassadeur de Roumanie au Grand-Duché de Luxembourg

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Luxembourg, le 10 août 2015

Reaktioun vum Me Gaston Vogel op de Bréif vun der rumänescher Ambassade


Madame l'Ambassadrice,


J'au lu Vos observations.

Au lieu de Vous occuper du ton de la lettre que Vous critiquez, Vous auriez mieux fait de Vous intéresser au contenu.

Vous reconnaissez implicitement que la cohorte de mendiants vient en majeure partie de Votre pays où le Roma croupit avec "dignité" dans le pire des bourbiers.

Faut-il Vous rappeler le nom de Barbulesti? C'est le lieu géométrique élégiaque d'où partent (la libre circulation depuis 2002 arrange bien Votre pays) vers nos pays des bandes organisées en vue d'une mendicité criminelle écouerante.

Il eût été sympathique de Votre part si Vous aviez offert au Bourgmestre de la Ville de Luxembourg aide et assistance.

Rien de pareil dans Votre message. C'est tout juste que Vous ne trouvez que banal et normal ce qui se passe.

Je Vous joins en annexe mes ultimes observations sur les réactions à une lettre de protestation.

Sachez que la population en a ras le bol.



                                    Profond respect,

                                    Gaston VOGEL

PDF: Ultimes commentaires suite aux réactions diverses à ma lettre sur la mendicité

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ULTIMES COMMENTAIRES SUITE AUX RÉACTIONS DIVERSES A MA LETTRE SUR LA MENDICITÉ

 

1. Quant au style dans lequel la lettre fut conçue.

D’aucuns ont qualifié ma façon d’écrire de vulgaire, violente, méprisante, indigne.

C’est en partie vrai.

Mais, pour me faire entendre, il fallait opter pour un langage fort, adapté à la réalité immonde que je me proposais de fustiger.

Un texte anodin écrit dans le style calme d’un notaire n’aurait servi à rien.

Ainsi, grâce à certains adjectifs et mots dérangeants, j’ai réussi à forcer la discussion sur la place publique.

Cela est parfait, d’autant plus que le résultat in situ ne s’est pas fait attendre.

C’est bien plus supportable depuis une semaine.

 

 2. Quant à la mendicité visée.

Mon texte focalisait la seule mendicité criminelle, c’est-à-dire organisée et orchestrée par les proxénètes de la misère, ou pour employer un terme à la mode et né dans une réalité tout aussi faisandée : passeurs.

Ces individus non identifiés (les INIS) font véhiculer tôt le matin toute une cohorte de mendiants prenant leur départ dans la proche périphérie française.

Curieux qu’il ne se trouve personne pour observer les préparatifs de ces départs et retours.

Parions qu’avec un peu de bonne volonté, on finirait par situer les truands.

Cette détermination semble faire défaut, ce qui expliquerait pourquoi aucun des procès-verbaux dressés par la police n’eût pris à ce jour le chemin du prétoire.

 

3. Quant à ma prétendue xénophobie.

Certains mal intentionnés me prêtent un penchant de xénophobie voire de racisme.

C’est tout autant idiot que ridicule.

Mon texte ne visait ni l’étranger, ni surtout une ethnie.

Il s’attaquait à ceux qui, issus d’une certaine ethnie qui me tient à cœur, la salissent par leur comportement abject.

Ceux qui me connaissent savent que je suis un ami du peuple gitan.

J’en ai fait de multiples démonstrations.

Combien de fois n’ai-je essayé de réhabiliter l’image du gitan mise à mal précisément par ceux dénoncés dans ma lettre ?

Je l’ai fait par conférences publiques et privées, par colloques et discours dont certains diffusés sur les ondes de RTL.

C’est le gitan qui est le premier à pâtir du répugnant comportement de la mendicité organisée.

J’étais un des rares au Grand-Duché à fustiger la politique anti-gitane de SARKO.

Très peu étaient d’accord avec moi.

Il est un fait affligeant qu’une majorité est anti-tzigane.

Depuis toujours, le gitan a été persécuté en Europe chrétienne, bien sûr avec amour, charité et dignité.

C’était toujours le point fort de mes interventions.

 

4. Quant à la mendicité isolée que mon texte ne visait pas

On côtoye en ville des mendiants réservés et très polis.

Ils n’embêtent personne.

D’autres se retrouvent tôt le matin pour occuper les points stratégiques de la ville.

Certains sont déjà à neuf heures en état d’ivresse avancée, crient, titubent et agressent le passant qui leur refuse l’aumône.

Ils s’installent à demeure devant l’entrée des magasins, de préférence autour de l’Alima.

Personne ne les en déloge.

Imaginez le dégoût de ces commerçants exaspérés qui ne trouvent de l’aide nulle part et qui le matin ouvrant leur shop, doivent par-dessus le marché enjamber des flaques d’urine où nagent des mégots, bouchons et débris de verre.

J’en ai fait récemment la charmante expérience dans le hall d’entrée de l’immeuble où se trouve mon cabinet d’avocat.

Une dizaine de ces touchants mendiants de l’Est y avaient établi leur bivouac.

C’était l’enfer ... urines, bouteilles de bière, crachats, cris, aboiements de chiens, bref le cortège habituel des merdes qu’on leur connaît.

Nous retrouvons à la lumière de ces exemples les grands principes qui devraient commander la politique de la cité : sécurité, tranquillité et salubrité.

Que dirait Madame le Bourgmestre si l’idée leur prenait de s’installer avec leurs cadeaux coutumiers à proximité du seuil d’entrée de sa demeure ?

Elle serait certainement ravie.

Ni la dignité, ni l’absence de textes qu’elle déplore à juste titre, ne l’empêcheraient de chasser ces sympathiques visiteurs.

Et parions que texte ou pas texte, on ne lui refuserait pas la main forte pour les déloger.

Le 10 août 2015.

Gaston VOGEL

 

 



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