Un étrange voyage dans un Luxembourg ravagé par une catastrophe nucléaire et déserté par ses habitants. Un roman sans doute, mais qui donne à réfléchir.

Luxembourg Zone Rouge – Le nouveau roman de Pierre Decock

September 28, 2019 von Op der Lay

Un étrange voyage dans un Luxembourg ravagé par une catastrophe nucléaire et déserté par ses habitants ; un monde où alternent les villes mortes, les forêts sauvages et les villages abandonnés. Un roman sans doute, mais qui donne à réfléchir.

D’origine belge, Pierre Decock vit et travaille au Grand-Duché depuis 1985. Cet historien et informaticien de formation est aussi illustrateur et scénariste. Dès les années ‘90, il se fait connaître au Luxembourg en créant les personnages de « Tun & Frunnes » qui animèrent pendant des années les pages de la revue « Zack », puis celles de deux albums en luxembourgeois « Alles an der Rei » et « Décke Gas ! ».

En 2007, cet auteur éclectique se lance chez Op der Lay dans le roman policier et le thriller ; il remporte avec « Toccata » le Prix des Lecteurs de la Grande Région. Peu après, paraissent les premières aventures de Joao Da Costa, un jeune inspecteur luxembourgeois confronté dans « De profundis » à un mystérieux tueur en série. D’autres romans suivront, mêlant suspense, humour et mystère.

Avec « Luxembourg Zone rouge », c’est à un tout autre registre que s’attaque Pierre Decock …un étrange voyage dans un Luxembourg ravagé par une catastrophe nucléaire et déserté par ses habitants ; un monde où alternent les villes mortes, les forêts sauvages et les villages abandonnés. Un roman sans doute, mais qui donne à réfléchir.

Luxembourg Zone rouge

ISBN 978-2-87967-239-7

Prix de vente au public: 12,90 EUR

104 pages, couverture softcover à rabats

Edition: Op der Lay

EXTRAIT

Voilà, c’est fait ...j’ai quitté Combly ! Longtemps pourtant, j’avais hésité. Tous ceux à qui j’avais confié ce projet m’avaient mis en garde. «Ne retourne pas au pays; c’est dangereux. Là-bas, tout est irradié, c’est la mort à petit feu. D’ailleurs, il n’y a plus rien que des ruines, que les reliefs de la grande catastrophe, que la mémoire sinistre de notre malheur à tous. »
Et pourtant je suis parti. Maintenant, je suis dans un bus qui lentement m’éloigne de mon triste foyer. Combly ...le camp de la Marne, son ciel gris, ses préfabriqués et ses allées boueuses; un lieu de villégiature que personne ne nous envie. Tout a pourtant été prévu: des classes, des garderies, des épiceries, une église, le tout dans de jolis Algecos unicolores. Mais ces ersatz de maisons ont mal vieilli, les autres infrastructures se déglinguent avec le temps et, surtout, nous sommes isolés en pleine cambrouse, à des lieux de toute ville digne de ce nom. Dans ce camp vivent encore plus de cent mille personnes, des femmes, des enfants, beaucoup de malades. Autant de gens qui chaque jour font la file pour l’eau, la lessive, les toilettes, le pain, le courrier. Voilà mon horizon. Le pays lulu en terre étrangère. Une réserve d’Indiens où nous sommes parqués, généreusement hébergés par un Etat français pris de remords. Enfin, si peu.