D'Art Week an de Salon vum CAL hunn um Freideg offiziell hir Dieren opgemaach. An d'Laureate vum Prix Pierre Werner si gewosst.

De Roland Schauls an d'Sandra Lieners kréien d'Auszeechnung fir zwee vun hire Wierker.

Beim Roland Schauls ass et d'Bild „Windstille“, dat ee sech den Ament am Tramschapp kann ukucken. De Kënschtler kritt de Präis scho fir d'2. Kéier.
D'Sandra Lieners gëtt ausgezeechent fir „Settembre“.

Prix Pierre Werner fir Sandra Lieners a Roland Schauls
D'Art Week an de Salon vum CAL hunn um Freideg offiziell hir Dieren opgemaach. An d'Laureate vum Prix Pierre Werner si gewosst.

De Prix Pierre Werner gëtt et all zwee Joer fir e Wierk, dat um Salon vum CAL ausgestallt gëtt an ass mat 2.500 Euro dotéiert.

Sandra LIENERS « Settembre » série « beyond the surface » - dyptique
(huile sur toile) 160 x 120 & 30 x 160

Roland SCHAULS « Windstille » (acrylique et fusain sur toile) 220 x 80

L’oeuvre retenue de Roland Schauls démontre l’excellence de l’artiste dont la notoriété est bien établie au Luxembourg comme à l’étranger. Celle de Sandra Lieners atteste d’une richesse de promesses et d’un talent qui s’affirme d’année en année.

Roland Schauls est un artiste singulier qui ne se soumet ni aux conventions ni aux tendances en vogue sur la scène artistique. Son réalisme expressif et l’attention qu’il porte à la couleur témoignent de sa singularité. Son art s’inscrit dans le revival figuratif de la peinture contemporaine, mais hors des courants néo-expressionnistes allemands et des imageries froides et narratives françaises et américaines. Ses références à l’oeuvre de Joseph Kutter manifestent, en revanche, son fort attachement à l’histoire de l’Art luxembourgeois. Comme David Hockney ou Ronald Brooks Kitaj, il transcrit un monde familier, intime, dans des compositions qui en datent, d’emblée, les motifs, déjouant toute descriptivité, dans une spatialité narrative empreinte de nostalgie. Cette sorte de célébration d’un genius loci, mis au lointain d’un « arrière-pays » arrache ces oeuvres - et tout particulièrement celle primée, paradoxalement, à leurs assises locales pour les qualifier dans le mainstream de l’art international.

Sandra Lieners intègre dans son travail les aspects les plus récents d’une figuration qui se situe après certaines tendances du  post-modernisme. Ses clins d’oeil à l’art de Michel Majerus l’inscrivent dans cette continuité d’un réalisme puisant ses ressources thématiques et ses processus techniques dans les thésaurus d’images que propagent l’Internet et la scène artistique internationale. Elle les combine et les monte dans des configurations formelles héritées des collages cubistes et dadaïstes, mais comme vus à travers les lunettes du pop art. Sa virtuosité technique, bien mise en exergue, lui permet de glisser, stylistiquement, avec brio, de la figuration vers l’abstraction. Elle tire malicieusement parti de cette ambiguïté en confrontant et juxtaposant, ce que démontrent les deux parties du diptyque de l’oeuvre primée, un motif principal quasiment hyperréaliste à la plage d’un dripping tachiste. Comme au Couvent de San Marco, à Florence où l’Angelico déployait ses istorie religieuses au-dessus d’un soubassement de faux marbre, « pollockien » avant la lettre!

De Salon CAL am Tramschapp ass dëse Weekend vun 10 bis 19.30 Auer op a vun e Méindeg, 12. November bis en Donneschdeg, 15. November all mëttes vu 14 bis 19 Auer op.

Parallel zum Salon ass dëse Weekend och déi international Konschtfoire, d'Luxembourg Art Week. An der Victor Hugo Hall um Lampertsbierg stelle bis e Sonndeg den Owend 18 Auer nees eng sëlleche Galerien aus.

Méi iwwert de Roland Schauls an d'Sandra Lieners