En ce vendredi, 5 octobre 2018, Charles Aznavour, décédé récemment, a eu droit à un hommage national aux Invalides à Paris avec tout le faste que peut offrir la République française, garde nationale et surtout la présence du Président de la République.

Que ce soit à tort ou à raison, à chacun de se faire sa propre opinion, il est cependant indéniable que cet artiste a de grands mérites, en tant que chanteur, compositeur-auteur et acteur, pour la culture et la langue française.

Ce qui est déplorable est que chaque décès d'un célèbre personnage de la vie culturelle française ne devienne que la scène sur laquelle la mort sert seulement de « mise en lumière » pour des politiciens de toutes catégories.

Ainsi, E. Macron, dont la popularité est au plus bas depuis son élection, et qui est confronté à un sérieux problème de « fidélité » au sein de son propre gouvernement, semble avoir de plus en plus besoin de la lumière des « stars françaises » pour éclaircir sa propre image.

Et quelle meilleure occasion que la « mise en scène » d'adieux fastes, et surtout retransmis en direct à la télé et la radio, pour se donner un « air populaire » ? Qui ne se souvient pas du « spectacle funéraire » de Johnny Hallyday qui ne fut, en fin de compte, qu'une farce médiatique pour un exilé fiscal.

Se prosterner devant le cercueil d'un célèbre défunt et profiter du deuil qui frappe toutes les personnes qui ont aimé et admiré le personnage en question, est devenu un exercice « d'auto-publicité politicienne » qui frôle l'indécence. On ne verra jamais tel ou tel politicien se recueillir devant la tombe (si tombe il y a...) d'un sans-abri décédé dans les rues de Paris, car là le public n'y sera pas.

Mais, à la guerre, comme en politique, tous les moyens sont justifiables. Et ainsi, on peut spéculer sur le fait que la chanson préféré de tout ce « beau monde politicien » soit celle d'un autre monstre sacré de la chanson française, du grand Jacques Brel :

« Au suivant ..... » !?