En 2011, Elisabeth Sabaditsch-Wolff  fut condamnée en Autriche en première instance et en appel pour « dénigrements de doctrines religieuses » qui au fond se résumaient à un commentaire désinvolte contre Mahomet.

Le 25 octobre 2018, la Cour européenne des droits de l’homme a légitimé par arrêt en Europe le code islamique du blasphème.

Certains se disent surpris par cet arrêt de la CEDH, auraient-ils oublié que le blasphème est toujours resté un délit qui n’a pas disparu des législations européennes ?

En Allemagne, le moteur économique tant vanté de l’Union européenne, le code pénal punit encore de nos jours le blasphème, pouvant même entraîner des peines d’emprisonnement de 3 années.

En Autriche on ne badine pas non plus avec « l’humiliation du dogme religieux ». Le code pénal italien punit toute personne qui « blasphème publiquement par des invectives ou des paroles outrageantes contre la divinité ».

Le code pénal finlandais comprend des dispositions sur « les attentats contre la religion ». Le blasphème en fait partie (cf. Le Soir, 06.11.2018).

Il va sans dire que l’arrêt de la CEDH ne va pas contribuer à promouvoir  la libre pensée, le droit à l’expression, le droit d’opinion. Cet arrêt contraignant pour les 27 pays membres de l’Union européenne est un retour en arrière.

La théocratie à l’âge du numérique, « la paix religieuse » est à ce prix-là !

Edouard Kutten