La France constate une inquiétante hausse de l’antisémitisme. Le porte-parole du gouvernement, B. Griveaux, l’un des derniers « Mormons » fidèles de Macron (cf. Figaro 13.02.2019), fait savoir que c’est « en marge des gilets jaunes » qu’on note des inscriptions antisémites.

Les actes antisémites notés en 2018 étaient au nombre de 541. En 2004 leur nombre était de 974. Il n’y a pas eu de « gilets jaunes » à l’époque. En 2000 on notait 744 actes antisémites, en 2002 936, en 2009 832, en 2012 614, en 2014 851 et en 2015 808 (cf. Infographe, Le Figaro 13.02.2019).

Le record (974) fut donc enregistré sous la présidence de J. Chirac, qui est le « recordman » avec 744 actes antisémites notés en 2000 et 935 en 2004. L’ère Sarkozy note un « bon score » avec 832 en 2009. La politique « Kaercher » de Sarkozy n’a pas servi à grand-chose. Fr. Hollande fait « mieux » avec 851 en 2014 et 808 en 2015.

Il est manifeste que cette recrudescence sporadique de l’antisémitisme en France est un phénomène sociétal. En effet, les « démocraties » en Europe sont depuis bien longtemps en crise. Une crise qui est due au fait qu’il y a encore trop de tabous et de non-dits concernant le passé pas très élogieux de bon nombre de pays de l’Union européenne. Ce qui explique qu’en Italie, au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne, en Norvège, sans oublier aussi les Etats-Unis d’Amérique, l’on est aussi confronté à cette résurgence de l’antisémitisme.

Mais il ne faut pas seulement se limiter à l’antisémitisme, il y a d’autres débordements raciaux, comme par exemple le sexisme, la xénophobie et l’homophobie, qui ont tous un point en commun, des préjugés haineux dus à une mauvaise information , une manipulation médiatique et une éducation défaillante.

La discrimination au quotidien a aussi un caractère social, dont on préfère ne pas parler. Déplorer cet état de choses, c’est bien, agir à l’encontre serait beaucoup mieux !

Edouard Kutten