Au fond il n'y a rien de tel que la loyauté. Encore faut-il savoir de quelle loyauté l'on parle, loyauté vis-à-vis du patron, vis-à-vis de son pays, etc. Personne n'y échappe, apparemment même pas le prince anglais Harry, « un prince décomplexé au service de la monarchie » (cf. Le Soir 11.05.2018).

Or c'est le corollaire de la loyauté qui pose question et ternit sa belle image. Ce corollaire s'appelle le service, allant jusqu'à la servitude ! Et là la loyauté se révèle être une mixture entre naïveté feinte et hypocrisie assumée. Une servilité mal récompensée engendre la rancune, surtout chez des personnes imbues d'un amour morbide de soi-même.

Les « révélations » faites par des hauts fonctionnaires « limogés » en sont la meilleure preuve. J. Conney, ancien patron du FBI, limogé par Trump en 2017 en est le meilleur exemple. Maintenant il regrette d'avoir réouvert les courriels de H. Clinton, voire de ne pas avoir assez réagi face à la torture pratiquée par la CIA sous G.W. Bush (cf. Forum – Le Soir 11.05.2018), etc.

Se taire et vendre sa propre autorité morale, comme il est usuel dans les hautes sphères éco-, militaro-politiques, est une pratique qui n'apporte rien à une évolution démocratique d'une société, au contraire, elle est un facteur de corruption !

Edouard Kutten