Reaktioun op d'Ausso vum Äerzbëschof Jean-Claude Hollerich wärend der Sprangprëssessioun.

Monseigneur,

C’était délicieux d’entendre sortir de votre suave bouche des mots grossiers que le pigeon n’avait pas eu le temps de censurer – « Eng sauerei » disiez-Vous.

Mon Dieu où allons-nous avec tant de vulgarité ?

C’était toujours mon fonds de commerce – voilà qu’il tombe dans l’escarcelle de notre Mère la Sainte Eglise.

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Quant au fond, Vous oubliez que votre Institution a confisqué le calendrier – presque tous les jours fériés sont les siens.

Égrenons-les dans le désordre du grimoire.

Noël – volé aux païens, Pâques – la crucifixion du fils par un père dérangé qui a voulu nous libérer de quoi, avec un retard de plusieurs centaines de milliers d’années ? La curieuse Ascension au mois de mai, le pigeon à la Pentecôte, la non moins étonnante Assomption, une fête totalement débile, et j’en passe.

Tous les non-chrétiens doivent subir ces fêtes, quelle qu’en soit l’absurdité.

Une vraie gageure.

Vous voulez par-dessus le marché libérer les enfants de la contrainte scolaire, pour pouvoir sautiller le mardi de la Pentecôte.

Je suis convaincu que le bon Willibrord Vous en tient rigueur.

Il se serait bien passé de ce pavé dans la mare.

Plus Vous passez le temps à Vous taire, plus nous Vous aimons.

J’entends vociférer Willibrord dans sa tombe : « VADE RETRO SATANA ! »

p. Gaston VOGEL.