Les considérations d'ordre écologique, sociétal ou éthique ne comptent pas dans le milieu du tourisme globalisé. Offrir du « moins cher » tout en faisant du bénéfice, telle est la devise. Grâce à une publicité médiatique à leur service ces multinationales du tourisme décident de la pluie et du beau temps. Ce n'est pas un hasard que de plus en plus de pays peu soucieux des droits du travail, voire des droits de l'homme, sont proposés pour offrir des vacances « low-cost glamour ».

Le Maroc est devenu une récente destination privilégiée. Tout se passe dans l'axe Tanger, Rabat et Casablanca où les touristes sont attendus à bras ouverts dans les « palais-hôtels » dont la plupart appartiennent à des chaînes étrangères. Pas de contestation sociale, aucun risque qu'un touriste ne s'égare dans la région de Djérada qui est emblématique d'une grande partie de l'arrière-pays délaissé par le pouvoir politique. Le taux de chômage y dépasse les 32 % (cf. Figaro-éco 05.02.2018).

A Djérada les gens continuent à travailler dans des mines de charbon clandestines pour survivre. Un sac de charbon de 100 kg est vendu 90 dirhams, c'est le prix du kg que payera le client final, c'est-à-dire 100 fois plus cher. Les « barons du charbon » protégés par l'Etat, se remplissent les poches, bon nombre de ces « hommes d'affaires » sont même des élus du parlement marocain.

Compréhensible que Djérada ne figure sur aucun programme d'excursions touristiques !