Depuis que la terre existe, elle a connu des changements climatiques, ce qui ne devrait pourtant pas servir d’alibi aux pollueurs à grande échelle. Le nucléaire, aux mains d’exploitants pratiquant la loi du talion de l’ultralibéralisme en est un.

D’ici 2050 autour de 143 millions de personnes seraient forcées de migrer du fait du changement climatique selon les estimations de la Banque mondiale (cf. Humanité 20.03.2018). Ce serait une catastrophe humanitaire, vu la mentalité actuelle de la politique d’immigration pratiquée par exemple à l’intérieur de l’Union européenne.

L’on doit constater que dans la plupart des pays de l’Union européenne, aucun programme énergétique de longue durée n’a été élaboré. L’on se contente de promesses vagues et futuristes vu qu’on n’ose pas aborder le vrai problème. On est dans le flou le plus complet, la France nous livre un exemple symptomatique. La loi française prévoit en effet de faire retomber à 50 % la part du nucléaire dans la production électrique d’ici à 2025. Le Luxembourg est directement concerné par le problème, vu que Cattenom ne se trouve qu’à 4 km de vol de nuages radioactifs du Grand-duché. N. Hulot a affirmé (cf. AFP – A. Jocard) que l’objectif fixé n’est pas réaliste. Il ne suffit pas de se dire « vert » pour faire coucher les multinationales nucléaires.

Ainsi le nucléaire reste en suspens et ceci non seulement en France, quant aux énergies renouvelables, elles restent en attente !

La privatisation effrénée de ces secteurs n’est pas faite pour changer la donne, celle des barrages hydroélectriques est déjà « en marche » depuis 2000. Nul ne veut publier un bilan sur la dérèglementation du secteur, cette analyse est refusée, tant « au niveau français qu’européen » (cf. L. Heredia – Humanité 20.03.2018).

Les priorités restent apparemment celles du profit !

Edouard Kutten