Depuis que la directive sur le secret des affaires fut adaptée au Parlement européen en avril 2016 (avec les voix du Front National entre autre), l'on préfère en haut lieu ne pas trop en parler. Il ne fallait plus que la transposer dans le droit national et le tour était joué.

Or la France risque de réveiller le loup endormi, car, selon la loi française, la retranscription d'une directive européenne dans le droit français ne peut se faire que sur la base d'un projet de loi du gouvernement. A moins qu'on préfère procéder par ordonnance pour faire passer cette loi de l'omerta.

D'ailleurs officiellement l'on ne parle pas des élaborateurs de ce texte. Les révélations de l'ONG de Bruxelles « Corporate Europe Observatory » (cf. Humanité 27.03.2018) ont cependant démontré que des multinationales, dont Alstom, Nestlé et Safran par exemple, ont directement participé à l'élaboration de cette directive sur le secret des affaires, main dans la main avec les membres de la Commission européenne. Il est compréhensible que les multinationales soient inquiétées par le journalisme d'investigation et l'activité de certaines ONG.

L'imposition de cette « loi du silence », dans quelque pays que ce soit, met en cause l'intérêt général et le droit des citoyens à l'information !