La preuve est faite, il ne suffit pas de déresponsabiliser le patronat en introduisant des réformes pro-patronales pour espérer une relance économique. La France en livre un bon exemple… Après tout ce que Macron a fait pour donner satisfaction au patronat, l’on doit constater non seulement un ralentissement de la croissance économique, mais l’on est affronté à une vraie atonie. On a mis en jeu les acquis sociaux pour aboutir à ce bilan maigrichon. Le taux de chômage est contenu à 9,2 % au premier trimestre 2018, le déficit public en 2017 touchant les 2,6 % du PIB (cf. Figaro-éco 28.07.2018), il est plus qu’improbable que le gouvernement Macron atteigne en 2018 l’objectif d’un déficit de 2,3 % du PIB fixé par l’Union européenne. Même le FMI s’inquiète du fait que la France note une dette publique qui a atteint 97,6 % du PIB au premier trimestre 2018.

Tout cela n’empêche pas Macron d’avoir des visions européennes et de faire la leçon au niveau européen. Le 6 septembre il est invité au Luxembourg pour nous en faire part.

Pendant que Macron prêche « la bonne parole » au niveau européen, la balance économique française continue de battre les records négatifs. Au premier semestre 2018 (cf. La Voix du Nord 08.08.2018) la France a importé pour 33,5 milliards d’euros de plus qu’elle n’a exporté et ceci malgré un marché de l’armement florissant.

Les réformes « macroniennes » censées transformer le pays ne font en réalité que ralentir la croissance.

Un scénario dont on peut se passer à l’échelle européenne !

Edouard Kutten