Ce système vient de plus en plus en mode. Les responsables des ressources humaines dans les grandes entreprises en raffolent. Il y en a qui parlent dans ce contexte de la nouvelle mobilité à l’intérieur de l’entreprise.

Or cette nouvelle stratégie a des raisons économiques dont on n’aime pas trop parler. Le loyer des bureaux n’a pas fini d’augmenter, il n’y a qu’à voir les prix au m2, alors qu’il y a pléthore en matière de bureaux à louer. Au Kirchberg et aux alentours de l’aéroport à Luxembourg par exemple de vrais « silos bureaux » ont été construits. Mais les « firmes à actionnaires » doivent faire des « économies », au lieu de renouveler un bail, l’on préfère réduire la surface de travail.

Il y a de nouvelles normes, 1 poste de travail pour 1,6 travailleur. Ceci est le modèle standard dans les firmes pratiquant le « flex office ». Les nouveaux bâtiments sont conçus selon ce schéma. 1.600 places pour 2.600 travailleurs. C’est la flexibilité de l’employé qui prime, pas tellement sa qualification. Ce « va et vient » d’un bureau à l’autre empêche entre autre une solidarité éventuelle entre les employés. Ces « nomades des temps modernes » obéissent aux lois de flexibilité et de rentabilité.

Pour dépersonnaliser encore plus le travail, beaucoup de grandes entreprises proposent deux jours de télétravail. La robotisation est prévue et avec elle le contrôle parfait de « l’employé modèle » !

Edouard Kutten