En 2008 Sarkozy avait reconnu lors de son discours à Toulon : « On a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier ».

Officiellement, depuis 2008 l’image du capitalisme bancaire occidentale aurait changé. Tout est sous contrôle. On baigne dans le bonheur.

Néanmoins l’on doit constater que la dette mondiale a continué à croître pour dépasser les 250 milliards de dollars. En clair, ceci correspond à 3 fois la richesse créée annuellement (cf. Br. Calmat, directeur de recherche Degroof Petercam).

La reprise de crises financières n’est pas exclue, car les banques ont trouvé une nouvelle astuce, il s’agit du « shadow banking », sans oublier que le crédit est toujours à risque. Car la mentalité des emprunteurs n’a pas changé, on dépense déjà aujourd’hui les revenus éventuels de demain. Et la donne n’a pas changé non plus, il faut être deux pour s’endetter ou se surendetter, un prêteur et un emprunteur.

Le « shadow banking » est difficile à « cadrer », cette finance de l’ombre est surtout aux mains de fonds d’investissement prêts à prendre tous les risques au nom du profit.

Il y a eu beaucoup de promesses de la part des responsables politiques, mais très peu d’actes concrets pour éviter un nouveau « bug de la finance » !

Edouard Kutten