L’argent « bon marché » fait rage, il est destiné non au « petit » consommateur, mais aux entreprises pour développer de cette façon l’économie.

Cet « argent bon marché » est le fruit d’un marché mondial d’obligations, et les entreprises de par le monde ont accru leur recours aux obligations. L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) y voit une pratique malsaine. En dix ans les émissions de dettes par les entreprises ont doublé à l’échelle mondiale. En 2018, la dette sous forme d’obligations contractée par des sociétés non financières s’élevait à 13.000 milliards de dollars (OCDE 2018, cf. Le Figaro 25.02.2019).

Il faut savoir que c’est grâce à des politiques monétaires accommodantes mises en place en 2008 que ce jeu « à dette obligatoire » est devenu pratique courante sur le marché.

La commission européenne a joué le jeu en renonçant à une réforme augmentant les compétences de l’ESMA (Autorité européenne des marchés financiers).  L’on s’est accordé sur une réforme acceptable des instances de contrôle. La place financière fut soulagée : « Etappensieg für Gramegna » (cf. Luxemburger Wort 13.02.2019).

Ce qui ne répond pas à la question, à savoir si toutes les entreprises sont capables à rembourser les obligations le moment venu.

Une baisse de la croissance du PIB mondial, par exemple, ferait exploser cette bulle de la dette obligatoire.

Rien de nouveau, les perdants sont toujours les mêmes, la « populace travailleuse » !

Edouard Kutten