Il est consternant de devoir constater que la politique du plus fort « made in USA » trouve toujours des adeptes parmi les politiciens de l’Union européenne. Se cacher derrière l’argument de la solidarité des pays de l’Otan est plus que désuet.

Le Venezuela vient de livrer un récent exemple de cette « solidarité »  au plus haut niveau européen où on a soutenu l’autoproclamation de Guaidó comme « président par intérim ».

Guaidó, téléguidé par Washington, a refusé toute invitation au dialogue. Il y préférait, le cas échéant, une intervention militaire étrangère. Il ne faut pas être devin pour savoir à quelle intervention il pensait, sachant que son parti VP (Volonté populaire), représenté avec seulement 14 sièges au parlement, est parmi les partis de l’opposition le plus proche de Washington. Argument apparemment suffisant pour que les Otaniens européens sautent sur l’occasion.

Personne n’a voulu entendre la voix de l’intellectuel américain Noam Chomsky,  lorsque le 24 janvier 2019 il dénonça le coup d’Etat au Venezuela « US-backed coup attempt in Venezuela ».

Mais malgré leur  « coup de pétard mouillé », Guaidó et ses « sponsors » refusent toute solution négociée. On préfère continuer à pratiquer la politique US des sanctions américaines, quoi qu’il arrive. « US sanctions are killing citizens », écrivait M. Selby-Green dans le « The Independent » le 26.01.2019.

Pardon, on ne parle peut-être pas l’anglais … ?

Edouard Kutten