Après les premier « cocoricos » de victoire de part et d’autre, voilà que les deux grands syndicats parlent de « status quo ». Ils pourront continuer à régner sur la chambre des salariés.

Les vrais gagnants sortiront perdants de ces élections sociales, les 54 % de suffrages obtenus par les indépendants ne comptent pour rien, tel le veut l’actuel système de représentativité syndical.

D’ailleurs, en y regardant à deux fois, on doit constater qu’il y a eu quelques tours de passe-passe lors de ces élections qui ne vont pas contribuer à renforcer la confiance dans le système d’élection actuel.

3.800 entreprises étaient appelées à procéder à des élections sociales, mais, selon l’ITM  (Inspection du travail et des mines), responsable de la coordination de ces élections, à la date du 17.03.2019 les résultats de 836 entreprises manquaient (cf. Tageblatt 17.03.2019). Cependant l’on a déjà trouvé des excuses, peut-être que les responsables de certaines entreprises ont mal compris le système des élections sociales.

Apparemment nul ne s’inquiète que dans l’actuel système d’élections sociales il y ait des salariés privés du droit d’élire un délégué, à savoir ceux qui travaillent au « Revis » (ancien service RMG), comme à Pétange, par exemple. En plus, même en prouvant qu’ils prennent leur travail au sérieux, ils n’ont guère de chances d’être embauchés définitivement par la commune, à moins d’avoir un « parrain » au sein du conseil communal. N’oublions pas que les communes font des économies budgétaires grâce à cette politique.

Il y a pire autre part, a dit un syndicaliste, apparemment on a oublié que même au Bechuanaland  le temps du «oui Buana » est révolu.

Le Luxembourg reste sur son « status quo » social. Un défi pour tout démocrate … !