C’est avec enchantement que j’ai suivi la visite de D. Medwedew, Premier Ministre de Russie, au Grand-Duché et la façon dont il a été accueilli par notre Premier Ministre sans que celui-ci se fasse influencer par l’ambassadeur des Etats-Unis à Luxembourg. Après presque 30 ans qu’en Europe tout a changé, il est temps de finir avec les harcèlements et reproches controversés. Donner d’abord, recevoir après, soit créer la confiance qui est la base de tout rapprochement. L’Allemagne et tous les pays qui ont collaboré d’une façon ou d’une autre au régime nazi ont une obligation non seulement envers les peuples juifs, roms et autres, mais surtout envers le peuple russe qui avec ses 27 millions de morts a apporté de loin le plus grand sacrifice pour écraser la peste brune. Faute de « lobby », la divulgation de cet effort est malheureusement trop peu connue en Europe. Sans paix durable avec la Russie, l’Europe restera sous la menace d’une guerre atomique provoquée ou accidentelle qui, le cas échéant, ne permettra pas la survie des populations civiles ! Il ne faut donc pas se laisser faire par l’esprit d’un traditionalisme militariste qui propage à l’Est comme à l’Ouest la crainte d’une attaque ennemie et s’efforce par tous les moyens de faire croire que l’équilibre de l’horreur atomique soit le seul moyen de garantir le bien-être ! Dans cet ordre d’idées il reste également à souhaiter que la jeunesse, comme dans son engagement pour la protection de l’environnement, se manifestera également pour la paix et refusera de suivre les mauvais exemples du passé ! « La guerre est une affaire trop dangereuse pour la laisser aux militaires » faisait entendre G. Clemenceau, Ministre de la défense pendant la première guerre mondiale et D. Eisenhower, grand militaire et président des Etats-Unis recommanda à la fin de son deuxième mandat à son successeur J.F. Kennedy de ne pas trop donner droit aux militaires et marchands de canons. Conseil que le président a appliqué avec succès pour désamorcer la crise cubaine.

J. Dauphin 3/19