Sentant la défaite venir, les troupes allemandes occupant une France pétainiste où la collaboration leur permettait de bien vivre, devenaient de plus en plus brutales au moindre risque de rébellion.

Dans la nuit du 1er au 2 avril 1944 les troupes SS massacraient à Ascq 86 personnes âgées de 15 à 75 ans prises en otage après le déraillement d’un train militaire nazi.

La France d’après-guerre était soucieuse de faire oublier certains « mauvais souvenirs » vu que parmi les SS se trouvaient des volontaires français. L’actuel Villeneuve-d’Ascq a failli être nommé Villeneuve-en-Flandre.

En 1947 V. Auriol fit poser la première pierre sur le Tertre des massacrés à Ascq. Mitterrand fut le premier chef de l’Etat qui s’y recueillit en 1983. De Gaulle, Pompidou et d’Estaing avaient autre chose à faire … ! Ce désintérêt au plus haut niveau est une variante du négationnisme politique.

A la guerre comme à la guerre ! Il ne faut donc pas trop s’étonner que l’ancien sous-officier SS K. Münter, responsable du massacre d’Ascq, condamné à mort par contumace en 1949 et gracié depuis, a affirmé lors d’une interview sur ARD en 2018 qu’il ne regrettait pas ses actes de l’époque (cf. La Voix du Nord, 12.04.2019).

Macron n’a pas bronché, alors qu’il profite de chaque occasion pour défendre l’honneur de la France. L’on se contente d’espérer que la justice allemande va s’occuper de cette « apologie de crime contre l’humanité ».

Ce n’est pas avec des silences, des non-dits et la « mise en scène » commanditée des commémorations qu’on crée une vraie force de la mémoire du passé, et ceci ne vaut pas seulement pour la France !

Edouard Kutten