A l’approche des élections européennes les politiciens au pouvoir à Bruxelles n’en finissent pas de louer l’engagement social de l’Union européenne.

En réalité « l’Europe » de Bruxelles s’est toujours montrée forte avec les faibles et faible avec les forts. Les grands groupes ont toujours été épargnés, les mesures d’austérité étaient et sont réservées au peuple imposable. Le meilleur exemple de ce « charlatanisme social » (cf. Th. Lemahieu, Humanité 21.04.2019) est le fait que rien de concret ne fut entrepris pour lutter contre et mettre fin au dumping fiscal.

Or, à « l’heure des adieux », la commission de Bruxelles ne se gène pas à parler de « progrès en matière sociale ». Cependant il n’y a pas eu d’harmonisation sociale venant d’en haut. Elle se faisait au compte-gouttes au niveau régional et national ce qui fait que le « social pour tous » reste un mirage.

Tandis que les subventions et aides publiques de toutes sortes pour le grand capital et les « grosses boîtes » font partie intégrante de la réalité.

Une réalité au quotidien qui ne rechigne devant rien. Ainsi, par exemple en France, les hypermarchés ont supprimé 30.000 emplois en 5 ans. Cela n’a pas empêché que les actionnaires de Carrefour ont bénéficié, selon la CGT (cf. Humanité 19.04.2019), de « 352 millions d’euros de dividendes au titre de l’exercice 2018 ».

Il serait grandement temps de mettre fin à cette politique de charlatanisme ! Le pouvoir politique en Europe doit revenir aux peuples et non aux lobbys.

Edouard Kutten