Très souvent, à court d’arguments sur les problèmes sociaux, politiques et sociétaux du quotidien, les politiciens se font « écolos ».

E. Macron est un modèle de cette stratégie. Alors que la France chevauche toujours sur les vieilles centrales nucléaires, Macron se fait l’apôtre jésuite du « non nucléaire ». Même s’il n’existe aucun plan, même pas à moyen terme, pour se « débarrasser » des déchets nucléaires produits actuellement.

La politique de l’armement par contre est bien définie, l’avion de combat franco-allemand a franchi une importante étape. Dassault Aviation et Airbus ont signé un premier contrat d’études (cf. Figaro-éco, 07.02.2019). Dassault Aviation a livré son premier Rafale u Qatar et Dassault Systèmes ont fait un bénéfice net de 568 million d’euros en 2018.

Néanmoins il y a des signes de bonne volonté. La France, selon François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, « agit déjà en faveur de la biodiversité ». Il a annoncé « l’intention » de sortir du glyphosate d’ici 3 ans. Que de bonnes intentions !

Mais il ne faut pas aller trop loin. D. Cohn-Bendit a invité les écologistes à ne pas trop durcir le ton (cf. Figaro 09.05.2019). En d’autres mots, écolo – oui, laissez paître les vaches en paix, mais n’énervez surtout pas le taureau !

Edouard Kutten