Il n’y a rien de tel que le Parlement européen pour dévoiler les ruptures politiques et divisions internes. Très souvent l’on se sert de l’excuse qu’être intégré dans un groupe parlementaire multinational demande des sacrifices. Il y a en permanence incohérence entre les mots avant les élections européennes et les votes après.

Ceci est la conséquence des fêlures existant au sein des familles politiques qui se « rejoignent » au Parlement européen pour constituer un bloc rien que pour des raisons de pouvoir et d’intérêts politiques.

Ces clivages sous-jacents ont parfois pris des aspects pour le moins burlesques. Ainsi, par exemple, les socialistes français ont-ils rejeté en 2017 l’accord CETA (accord commercial Union européenne – Canada), alors que « leur » président Hollande y était favorable.

Les 7 centristes français élus en 2014 qui ont rejoint la liste LREM de Macron se sont opposés en 2017 à un texte favorable à des règles communes sur le « salaire minimum pour tous les Etats membres de l’Union européenne ». C’était leur droit, sauf que les « Macronistes » ont repris cette proposition dans leur combat électoral de 2019.

Du burlesque politicien à l’échelle européenne. Les victimes de ces polichinelleries sont les citoyens de l’Union européenne !

Edouard Kutten