Les forces politiques nationalistes, conservatrices et réactionnaires ont changé de stratégie. Elles ne veulent pas quitter l'Union européenne, mais au contraire s'en servir pour propager leurs idées. Le Rassemblement National (ancien Front National) en est le meilleur des exemples. Les partis traditionnels au pouvoir de l'Union européenne depuis des décennies leur livrent les meilleurs arguments.

Mais officiellement l'Union européenne fait de la résistance (cf. Libération 28.05.2019), les partis traditionnels gouvernant l'Union européenne sous différentes constellations se félicitent, « on » a évité le pire !

Pire que quoi ?

En France, le Rassemblement National a battu Macron et sa République En Marche, alors que les médias bourgeois en avaient fait le seul rempart capable de faire front au RN.

Une situation cocasse, sachant qu'après le « brexit » de la Grande-Bretagne, la France reste la seule puissance nucléaire au sein de l'Union européenne et le seul pays à disposer du droit de véto à l'ONU.

En Belgique l'extrême droite (Vlaams Belang), avec ses 18 %, a réussi à diviser la Belgique en deux (cf. Le Soir, 28.05.2019).

En Italie la Lega de Salvini a fait « merveille » avec 34 %, exceptionnel pour un parti d'extrême droite, sans oublier que l'extrême droite en Autriche a su se tirer d'affaire.

Maintenant place aux tractations politiciennes pour les postes à pouvoir. Le social ne figure pas sur la liste prioritaire !
Cette Europe traditionnelle à la croisée des chemins, n'a toujours pas compris que sans une ajoute sociale profonde à sa feuille de route elle continuera à promouvoir l'exclusion sociale de millions de gens.

Une évolution contraire à toute démocratisation sociétale de l'Union européenne !