Macron, le nouvel « apôtre vert » n’en finit pas de se référer à l’accord climatique de Paris du 12.12.2015, officiellement considéré comme le déclencheur d’une politique d’environnement au niveau international.

Or voilà que le WWF vient de calmer un peu les esprits en publiant son dernier rapport (cf. Figaro 07.06.2019). La Méditerranée s’est révélée être la mer la plus polluée. On la dit « noyée par le plastique ». Il faut voir que cette pollution entre autre se fait voir là où il y a des centres touristiques en plage, comme en Tunisie, en Turquie, en Grèce, en Italie, en Espagne et en France. Nice et Marseille battent le record de pollution.

Cela n’a pas dérangé jusqu’à présent, c’est le prix à payer si l’on veut faire du tourisme de masse l’une des priorités économiques. Sachons que les croisières, le nouveau « spleen du moyen consommateur », n’y sont pas pour rien non plus.

La France n’est pas si exemplaire qu’elle voudrait bien donner l’impression. Le plastique envahit toutes les mers, mais la Méditerranée en particulier. Selon le WWF autour de 600.000 tonnes de déchets plastiques y sont déversés chaque année.

Il ne faut pas croire non plus que la « fine fleur milliardaire du yachting » ne pollue pas ! Au contraire, mais on laisse faire, le simple garde-côte ne va pas vouloir risquer sa carrière en s’en prenant à un « qatari » ou autre « spleener milliardaire ».

A part ces extravagances d’une société de classes, il y a le fait que la société du « fast food », des grandes surfaces et du « baby light » produit trop de plastique. La France en est un exemple typique. Elle est le plus grand producteur/consommateur de plastique avec les 66,6 kg par personne (2016, cf. WWF). Au niveau mondial, l’augmentation de la production de plastique sera de 41 % d’ici 2030.

En France, défenseur officiel des « accords de Paris », l’on pense en haut lieu à envisager finalement de mettre en place les mesures européennes visant à mettre fin à la production de certains plastiques. Mais entre « envisager », « suggérer » et « recommander » il y a le monde économique réel, celui du profit qui est aux commandes de cette « société de déchets ».

Edouard Kutten