Le roi Philippe de Belgique a par sa décision de recevoir le président du « Vlaams Belang » provoqué quelques remous dans la mare aux canards politicienne belge. Lui, qui, en tant que prince, avait en 2004 des mots très durs vis-à-vis de l’extrême droite flamande. Mais en devenant roi, le prince s’est « assagi », obligé à jouer son rôle de roi.

Les socialistes autour de E. Di Rupo ont été embarrassés par les critiques à l’égard de cette décision royale, car plus que quiconque le PS belge est « monarchiste », une attaque contre la monarchie est considérée comme une « attaque contre l’unité du pays » (cf. Le Soir, 13.06.2019). Cela n’empêche pas, bien entendu, les membres du PS de chanter « l’Internationale » comme le font leurs cousins « actifs » dans les autres monarchies de l’Union européenne.

Pourquoi d’ailleurs s’en prendre au roi Philippe alors que le roi Léopold III avait reçu L. Degrelle, figure proue du mouvement fasciste Rex.

Certaines monarchies en Europe n’ont jamais eu de problèmes à collaborer avec les fascistes, l’Italie en fut un exemple modèle. En 1922 le roi Victor Emmanuel III a demandé à Mussolini de constituer un gouvernement fasciste. En 1929 il y a eu les « Accords du Latran » avec le Vatican reconnaissant la souveraineté du St. Siège.

Sachons que Franco a « ré-intronisé » la monarchie en Espagne en la personne de Juan Carlos.

Alors pourquoi en vouloir au roi Philippe et lui reprocher un « faux-pas » ? Il n’a fait que son devoir de roi que la constitution lui octroie.

Edouard Kutten