La preuve est faite, les conditions de financement exceptionnelles dues à des taux d’intérêt très bas n’ont pas été mises en place pour le «petit consommateur», mais ce sont les grandes entreprises multinationales qui en profitent.

Il ne faut donc pas s’étonner si le montant des dettes des entreprises gonfle, par contre la charge financière s’allège grâce à cette politique de baisse des taux d’intérêt.

Cette politique est en elle-même pas nouvelle. En 2015 le groupe suisse Nestlé avait été le premier à emprunter à taux négatif (cf. Figaro-éco 16.06.2019) !  Depuis le nombre des ultraprivilégiés ne cesse d’augmenter. Aux Etats-Unis d’Amérique les emprunts contractés par les grandes firmes représentent 47 % du PIB, en Allemagne cette dette représente 38 % du PIB et en France 73 % (cf. Banque de France 2019).

Reste à savoir si les entreprises concernées ont toutes la capacité pour générer assez de liquidités pour garantir le remboursement de ces dettes. Officiellement il n’y a pas de quoi s’inquiéter, mais en France les déconvenues du groupe de distribution Casino, par exemple, ont montré une autre réalité.

Les avis positifs commandités sur cette politique de l’endettement ne changent rien au fait qu’il s’agit d’une bulle économique artificielle qui ne tardera pas à exploser !

Edouard Kutten