Les récoltes de blé et d’orge de printemps s’annoncent bonnes. L’on parle même d’un « cru 2019 » excellent.

Il s’agit d’un marché énorme à grandeur de milliards d’euros, en France on notait par exemple 4,4 milliards d’euros en 2019 (cf. Figaro-éco 13.07.2019). Lorsqu’il y a des sommes pareilles en jeu il est compréhensible qu’il ne faut pas trop lésiner sur les moyens pour être concurrentiel. Selon les données officielles, la France arrive à « nourrir » 28 personnes par 1 hectare céréalier contre 10 en moyenne dans le monde.

De la magie ? Selon l’Agence française pour la biodiversité la « consommation » de pesticides ne finit d’augmenter (cf. La Voix du Nord, 11.07.2019). Les achats de pesticides réalisés en 2017 sont très explicites. Le glyphosate est indétrônable. Même si depuis 2015 cette substance est considérée comme «cancérigène », sa vente est en hausse.

Dans le milieu de la filière commerciale des céréales l’on n’a surtout pas envie de ne plus être concurrentiel. Car l’on sait qu’il faudra augmenter de 50 % la production mondiale d’ici 2050. Vu l’explosion démographique actuelle sans contrôle, seulement les plus nantis d’ailleurs auront droit à se « nourrir ».

Le passage au « sans-glyphosate », préconisé par Macron, le « Zorro vert » de l’Union européenne, n’aura pas lieu en 2021, et certainement pas en France. Selon Ph. Dubief (Passion Céréales) : « Si la France veut répondre présente en 2050, on doit nous laisser les capacités de production ».

Il y a des milliards d’euros en jeu dans ce business du blé. Et le « bio-business » qui jalouse fait bien partie du jeu !

Edouard Kutten