Notre auteur de longue date Edouard Kutten avec un courrier concernant la fraude fiscale.

Le fraudisme continue à être toléré dans maints milieux économiques et politiques. Les formes les plus connues en sont la fraude sociale et la fraude fiscale. Ces fraudes sont à la hausse dans bon nombre de pays. C’est surtout le travail dissimulé, sous toutes ses variations d’appellation multinationales, qui coûte cher aux collectivités. Car penser que le « travail au noir » n’a pas de coût, est une erreur.

En France, toujours dépourvue du système de l’impôt sur la source, la Cour des comptes a estimé le coût du « travail au noir » à 20 milliards d’euros (cf. Figaro-éco, 23.07.2019). La fraude aux faux numéros de Sécu est en permanente augmentation. Dans les Hauts-de-France par exemple (cf. La Voix du Nord, 18.07.2019), l’on compte 162.000 sans-emploi non comptabilisés comme chômeurs. Et pour cause, ces « sans emploi » sont toujours disponibles à la plus grande satisfaction de leurs employeurs et vivent au jour le jour.

Les initiatives anti-fraude ne sont pas toujours bien vues. Le nouveau gouvernement conservateur grec de K. Mitsotakis a supprimé par décret présidentiel la brigande anti-fraude du fisc au nom de l’ultralibéralisme, alors que, selon Reuters (cf. Figaro-éco, 23.07.2019) l’évasion fiscale représentait autour de 30 milliards d’euros de manque à gagner pour l’Etat grec sous l’ancien gouvernement.

Quoi qu’il en soit, la libre circulation du capital est primordiale, Mitsotakis l’a bien compris et le soutien de la ladrerie internationale lui est assuré !

Edouard Kutten