Eise Lieserbréif-Auteur schreift iwwert d'Natur vun der Demokratie.

 

Pour le moment l’on parle beaucoup de la sauvegarde du patrimoine. Il est d’autant plus étonnant de constater que les principaux droits civils ne profitent pas de cette protection. La liberté d’expression, la liberté de pensée et la liberté de réunion sont en effet bafouées au quotidien de par le monde.

Nous vivons une forme de fin de démocratie directe, la démocratie a été « déléguée » aux politiciens au nom du suffrage universel.

Or la vraie démocratie devrait se jouer dans les lieux de l’existence, à l’école, au travail, et même dans les médias. Or ceux-ci sont majoritairement monopolisés et par-là leur liberté d’expression se résume à de la figuration.

La démocratie représentative n’est pas en mesure de renouveler la démocratie de base. Le vote utile est devenu dans maints pays le mot d’ordre. Or c’est un piège ! Les récentes élections européennes en sont une preuve manifeste. Au suffrage direct et démocratique, Ursula Van der Leyen n’aurait jamais été élue. Son « élection » est à la fois l’amalgame de ce « vote utile » et de tractations des partis en coulisses.

Or pour qu’il y ait une véritable démocratie, il faut éviter que les élus ne constituent une classe séparée, ce qui est hélas aujourd’hui le cas, aussi bien au niveau national que supranational. Les avantages, les immunités et autres privilèges dont ils profitent à tous les niveaux de la société en sont la meilleure preuve.

Mais certains médias continuent impunément, avec l’aide de sondages « faits maison », à pratiquer la stratégie des « injonctions à voter ». Cela a un effet antidémocratique néfaste, surtout dans les pays où il y a obligation de vote, comme au Luxembourg par exemple. Forcés à accomplir leur devoir de citoyen, votant « malgré eux », beaucoup pratiquent le « vote utile », ce qui a toujours servi les intérêts des partis proches du pouvoir financier, économique national et mondial.  Le choix de l’électeur est resté restreint, dans le temps on votait pro communiste ou pro capitaliste. Aujourd’hui l’on a le choix entre l’ultralibéralisme aux valeurs chrétiennes aux appellations confuses et un amalgame d’opposants médiatiquement boycottés.

Il n’est donc pas étonnant de constater que la caste politique en Europe s’éloigne actuellement de plus en plus des représentés (lire électeurs). Ce qui est contraire à toute évolution démocratique de la société.

Edouard Kutten