Oasis. Auberge dans le désert. (Dictionnaire des idées reçues.)

En effet, l’oasis est pour les habitants des pays tempérés et fertiles, une « idée reçue », un rêve, et souvent un mirage. Le Grand-Duché, un oasis fiscal ? La discussion est bien connue, mais ne concerne pas seulement le Luxembourg, bien entendu.  "Tax rulings", des accords fiscaux passés entre un pays  et certaines  grandes entreprises. A chaque fois, le point de départ est le même : l'entreprise décide de créer une holding ou une filiale dans un pays bien défini du point de vue de son droit d’imposition « business friendly », avec peu de salariés et d'activités, dans le seul but de payer moins d'impôts. Elle mandate alors une des sociétés d'expertise comptable pour négocier un accord avec l'administration fiscale du pays concerné.  Peu importe le contexte des activités ou de leur envergure, c’est le résultat, le profit qui compte. Ni plus, ni moins… Osons poser la question Google dans ce même contexte, sans vouloir répéter tous les autres arguments qui s’imposent pour faire capoter ce projet mégalomane et destructeur du point de vue écologique. Tout simplement : Cui bono ? - "to whom is it a benefit?"

La leçon de l’oasis aux langues des lieux fertiles est riche, complémentaire à celle du désert. Elle est parfois morale. Dans le roman « La Goutte d’Or » de l’écrivain, philosophe et germaniste français  Michel Tournier, il est écrit : « Ici on n’a rien, mais on ne manque de rien. C’est ça l’Oasis. »

Pauvres nos pays « riches » avec leur misérable cupidité sans vues lointaines et qui n’ont pas compris le message de l’oasis…

Frank Bertemes