Croisière sinn de Sujet vum Lieserbréif-Auteur Edouard Kutten.

 

Le tourisme des croisières a le vent en poupe, un constat affirmé par la CLIA (Cruise Lines International Association).

Côté européen, les compagnies de croisières ont progressé de 3,3 % en 2018 et font preuve d’une bonne santé « financière ». Les chiffres d’affaires dépassant les milliards d’euros sont devenus « monnaie courante », l’américano-norvégien Royal Caribbean est un des leaders.

Il y a une vraie course au gigantisme dans la construction des bateaux de croisières qui s’est engagée. Face à ces retombées financières positives, les nuisances occasionnées sont vite oubliées Le MSC Magnifica a donné le mauvais exemple en empruntant le 6 juin 2019 les lagunes de Venise et devint par-là le précurseur de l’audace suprême.

La ville de Barcelone par exemple enregistre chaque année près de 33.000 kg de soufre provenant des paquebots qui accotent dans le port (cf. ONG Transport et Environnement, Figaro-éco 02.09.2019).

Mais toutes ces considérations sont caduques face aux profits pour les ports d’accueil. La Chambre de Commerce de Marseille par exemple parle de 310 millions d’euros officiels par an, le marché gris et noir n’est pas pris en considération.

Le business des croisières est en pleine effervescence, les désagréments écologiques passent au second rang. A chacun le droit à sa croisière, au Luxembourg la « Päischtcroisière » fait déjà partie du patrimoine culturel, à côté de l’Octave, de la « Sprangprozessioun » et de la « Schueberfouer ».

Ne reste plus qu’à payer la rançon !

Edouard Kutten