Dans les pays de l’Union européenne la dette publique est devenue monnaie courante, un « outil de finance ». Ce qui est caractéristique est le fait que cet endettement n’est pas dû à un engagement social, au contraire.

En France, par exemple, l’on prône l’austérité et la rigueur dans le secteur public, alors que les Armées profiteront d’une 3ème augmentation de budget en 2020, atteignant par-là 37,5 milliards d’euros (hors pensions) (cf. Voix du Nord, 02.10.2019). Il faut savoir que le taux de dette publique en France représentait fin du 2ème trimestre 2019 99,5 % du PIB (cf. Figaro-éco, 28.09.2019).

Des finances publiques on n’en parle guère dans les milieux politico-économiques de l’Union européenne. Elles ne sont plus une priorité. Il faut seulement veiller à ne pas dépasser les 100 % de déficit public par rapport au PIB. Et certains pays sont de vrais funambules en la matière.

La baisse des taux d’intérêt n’a pas été introduite pour les petits consommateurs, mais pour les grands patrons et à ne pas oublier les Etats qui se refinancent de cette façon. L’argent ne coûte plus rien, prière de profiter de l’occasion. « Taux zéro » pour les endettés et taux d’intérêt négatif pour ceux qui ont cru bon d’économiser.

Mais toute chose a une fin … et les imposables payeront la note au quotidien. Hélas il n’y a pas d’huissier pour raisonner les grands endetteurs. Tel le veut l’ultralibéralisme économique !