« Le jour le plus long », représentant le débarquement des forces alliées le 6 juin 1944 en Normandie, est devenu « l'événement historique » grâce à une médiatisation politique sans pareil.

Par contre l'on ne parle guère dans les mêmes milieux de la guerre la plus longue de l'histoire du 21e siècle, la guerre de l'Afghanistan.

Les Etats-Unis d'Amérique sont militairement intervenus en octobre 2001 en Afghanistan en riposte aux attentats du 11 septembre. Mais cette guerre s'est vite transformée un une guerre ingagnable, ce qui fut tue tant à l'opinion publique américaine qu'aux alliés des Etats-Unis d'Amérique. Il y eut toujours des tractations secrètes avec les Talibans, bien qu'en haut lieu politique et militaire l'on prétendît le contraire. Tous les présidents américains, de Bush à Obama, ont menti à ce sujet.

En 2010 les Etats-Unis d'Amérique avaient plus de 100.000 hommes répartis sur le terrain afghan sous le commandement du général Mc Chrystal. Malgré leur technologie supérieure, les Etats-Unis d'Amérique et leurs alliés n'ont eu que des succès temporaires.

En 2016 il ne restait que 8.400 soldats US dans le pays, dont la mission était de sécuriser les zones sous contrôle afghan ravitaillées par air, un « bunker » pour les fidèles du régime.

Les négociations secrètes avec les Talibans ayant échoué, une entrevue entre Trump et les Talibans était prévue à Camp Davis (cf. Figaro, 08.10.2019), les Etats-Unis d'Amérique ont décidé de quitter le pays en échange de vagues promesses du gouvernement Karzai de continuer la lutte contre Al-Qaïda.

Trump ne se soucie guère de ses alliés qui se sont laissés entraîner dans les « aventures » guerrières des Etats-Unis d'Amérique, que ce soit en Irak, en Afghanistan ou en Syrie. Un fiasco américain (cf. Figaro 08.10.2019) !

Que les Etats-Unis d'Amérique se retirent de Syrie n'est qu'une conséquence de leur politique militaire et diplomatique vouée à l'échec. Les réactions des « associés » des Etats-Unis d'Amérique prouvent à quel point ils sont à leur traîne. Washington a décidé et Paris, par exemple, a suivi. La France a fait savoir qu'elle allait aussi retirer ses quelques centaines de forces spéciales (cf. Humanité, 15.10.2019). Cela frôle la prestidigitation politico-militaire, car ces troupes n'existent pas officiellement, les autorités françaises ont toujours nié leur présence. Il ne faut pas oublier dans ce contexte que la France n'est pas la seule à avoir voulu éliminer le régime d'Assad en se servant de la lutte contre Daesh. Les autorités françaises ne sont donc pas les seules à s'être discréditées dans cette guerre.

« Les Etats-Unis d'Amérique sont-ils encore nos alliés ? », s'interrogent certains médias. Or il se trouve que les Etats-Unis d'Amérique n'ont jamais été les alliés, ils étaient toujours les commandants et les « alliés otaniens » les fidèles serviteurs.

Au lieu de pleurnicher, l'Europe devrait s'émanciper des Etats-Unis d'Amérique et se libérer des contraintes de l'OTAN et redevenir la terre des Droits de l'homme !

Edouard Kutten