L’eurobaromètre fait régulièrement des sondages auprès des habitants pour le compte de la Commission européenne.

En juin 2019 fut publié ce dernier baromètre.

L’immigration reste, comme prévu, avec 34 % la principale préoccupation des Européens devant le changement climatique avec 22 %.

Il est étonnant qu’apparemment très peu de gens s’interrogent sur la politique sociale pratiquée dans certains pays membres de l’Union européenne. Mais comment s’interroger si la question n’est pas posée ?!

Ainsi la France, par exemple, considérée par les milieux politiques et financiers comme l’un des pays les plus riches, comptait, selon l’étude de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), publiée le 16 octobre 2019, 9,3 millions d’habitants en 2018 qui vivaient sous le seuil officiel de pauvreté. Une progression vis-à-vis de 2017. Les réformes économiques et fiscales de Macron creusent les inégalités.

Aucun baromètre ne parle des 3 millions d’enfants en France obligés de vivre sous le seuil de la pauvreté. La pauvreté est bien évidemment d’origine économique, mais ce n’est pas une fatalité. La pauvreté a un impact social sur les enfants, elle ne favorise guère la réussite scolaire et ne contribue pas à un développement de la confiance en soi, compliquant par-là leur avenir.

Ce ne sont pas seulement les enfants des nantis qu’incarnent l’avenir, cela vaut pour tous les pays ! S’accommoder de ce système sociétal d’exclusion est devenu hélas la « routine » dans maints pays de l’Union européenne.

Soit, l’eurobaromètre « trafiqué » se porte bien, c’est le principal !

Edouard Kutten