Il y a des pollueurs invisibles dont on n’aime pas parler à l’ère du numérique, et pour cause.

Car c’est le numérique lui-même qui n’est pas sans incidence pour la planète. Green IT l’a révélé dans sont étude publiée le 23.10.2019. Longtemps l’empreinte environnementale du numérique a été à dessein sous-estimée et continue de l’être.

Rien de plus facile que de faire une pollution invisible provoquée par un business « galactique ».

L’argumentation est la même dans tous les pays. Le numérique facilite les déplacements quotidiens. Il y a aussi des marchandises qui se déplacent. En France, par exemple, 359 milliards de tonnes-kilomètres de marchandises ont été transportées sur le territoire métropolitain (cf. Cabinet de conseil interface Transport) grâce à la logistique du numérique. Il est intéressant de constater dans ce contexte que 88,5 % de ces transports se faisaient par voie routière. Dans le jargon des « insiders » l’on parle de nouvelles mobilités, pas un mot sur une éventuelle pollution.

La masse du numérique constituée d’ordinateurs, de smartphones, d’imprimantes, de consoles de jeu de vidéo ou de télévisions connectées à une « box » est devenue gigantesque et par-là le numérique mondial est devenu un pollueur de taille.

Selon Green IT, pour émettre par exemple les mêmes émissions de gaz à effets de serre que le numérique, il faudrait faire 116 millions de tours du monde en voiture. La consommation d’eau et d’électricité du numérique est impressionnante.

Mais « business is business », les 3,5 milliards de smartphones actuels ne suffisent pas, il faut y aller de l’avant. Il ne faut donc pas s’étonner de  l’introduction du numérique dès le plus jeune âge en fin de maternelle et en primaire ; cela fait désormais parti du « bagage scolaire !

Le « global facebooking » numérique n’est certainement pas un enrichissement pour le développement culturel et social de la société qui en aurait besoin plus que jamais auparavant.

Edouard Kutten