Eise Lieserbréif-Auteur huet eis en Text iwwer d'Verbreedung vun der Lëtzebuerger Sprooch ënnert den Affekoten geschéckt.

Nous savons qu’il y a presque 3000 avocats inscrits au Barreau dont une infime minorité de confrères luxembourgeois. Les avocats étrangers sont autorisés à exercer sans une bonne connaissance de la langue du pays, voire pour la plupart sans aucune connaissance ?

Certes, cela ne joue aucun rôle pour les études où exercent les juristes financiers, mais il n’y a pas qu’eux.

Il y a les vrais avocats qui eux sont appelés à défendre.

Ceux-là ne peuvent pas se payer le luxe de mépriser la langue du pays où ils exercent.

Comment ceux qui ne maîtrisent pas le luxembourgeois, peuvent-ils assurer une défense pénale si, par hypothèse, les témoins, tous luxembourgeois, refusent de s’exprimer dans une langue qu’ils ne maîtrisent pas ?

Bégayer en français au lieu de s’exprimer dans la langue qui est la leur ? Ils ont le droit absolu de rejeter la pénible injonction du parler français.

L’avocat étranger ignare est alors obligé de faire appel à un interprète pour comprendre.

Où sommes-nous ?

Ce n’est rien moins qu’une trahison au client.

Idem pour les affaires civiles compliquées et toutes autres affaires où il faut un dialogue approfondi avec le mandant pour préparer le dossier.

Là aussi, le client a le droit de s’exprimer dans une langue qu’il comprend et qu’il maîtrise au lieu de s’exprimer mal dans une langue qui n’est pas la sienne et de générer ainsi des malentendus.

Quand est-ce qu’il se trouvera une âme charitable pour mettre fin à cette calamité ?

Le 29.10.2019

Gaston VOGEL