L’on ne peut pas nier qu’une vague de protestations sociales déferle sur de plus en plus de pays.

 

Des manifestations qui prennent parfois une allure émeutière.

En faire une lointaine conséquence de la crise de 2008, est la solution de la facilité. Il y a contradiction. D’un côté l’économie mondialisée n’a pas réussi à égaliser les situations nationales, au contraire, les discrépances sont devenues plus grandes. L’économie mondialisée est en train d’imposer ses cycles à toute la planète.

Quand des sommes faramineuses sont injectées dans l’économie et la finance au nom du « sacro-saint » profit, le  « vivre difficilement au quotidien » devient à un certain moment insupportable.

L’on connaît les problèmes auxquels sont confrontés par exemple les agriculteurs dans maints pays de l’Union européenne. Leurs revendications, qui ne datent pas d’hier, ont rarement été entendues. En France, le ministre de l’Agriculture, D. Guillaume, a trouvé la solution. Il a appelé à faire du «patriotisme alimentaire » (cf. La Voix du Nord, 04.11.2019). S’il n’y a pas de produit français sur le marché, on s’en passe !

Il est sûr que lors des dîners à l’Elysée ou aux conseils régionaux, etc. l’on ne rechigne pas à se gaver d’une bonne bouffe « importée ».

Ce « chauvinisme de l’assiette » n’est pas seulement de mauvais goût, mais complètement aberrant sachant que la France, comme d’autres pays de l’Union européenne, n’est pas capable de nourrir sa population par sa propre production.

Ce « patriotisme alimentaire » ne résoudra pas les problèmes des agriculteurs au niveau européen. Il faudra plutôt du courage politique pour agir à l’encontre des grandes multinationales de l’agroalimentaire et de la grande distribution.

Aberrant !

Edouard Kutten