Pendant une longue période les partis appelés populistes et nationalistes se sont contentés d’attaquer l’Union européenne et de ....

... demander la sortie de leur pays de celle-ci. Or ces partis ont changé de tactique. Au lieu de réclamer la sortie, ils prétendent par leur combat réformer l’Union européenne de l’intérieur. Les partis comme le Rassemblement National (RN), le Vlaams Belang ou l’AfD, sont un bon exemple. Certains sont restés proches des chrétiens démocrates, comme le Fidesz hongrois. Cela oblige les partis de la droite chrétienne à reprendre sous autre formulation certaines revendications des partis populistes. La meilleure preuve est l’Italie où, grâce à certaines combinaisons politiciennes, les populistes sont arrivés au pouvoir.

Les populistes pragmatiques ne dérangent plus, il faut faire avec, car entretemps il est devenu clair que les partis populistes pragmatiques n’ont pas dit leur dernier mot. En face de la faiblesse électorale évidente des partis traditionnels de gauche dans certains pays (cf. France), il serait plus que dangereux de confier seulement à la droite la mission de mener le combat contre le populisme et le nationalisme.

Ce n’est pas en faisant nommer, à force de maintes magouilles, des Ex-PDG au poste de commissaire européen, comme par exemple Th. Breton, ancien PDG d’Atos, que l’on désavoue les populistes. Au contraire ! Les risques de conflit d’intérêt sont programmés avec ce genre de nominations.

C’est ainsi que les partis traditionnels ne font que jeter de l’eau sur le moulin des partis populistes !

Edouard Kutten