Il n’y a plus de « société de classes », tel le veut la légende officialisée de l’ultralibéralisme.

L’étude PISA 2018, qui vient d’être publiée, dit autre chose. Il y a une fracture scolaire entre les élèves venant de milieux favorisés et ceux des milieux défavorisés. La mission de l’école publique fut et est de réduire les inégalités, une égalité de chances scolaires est une prémisse à toute démocratisation de la société.

Au Luxembourg on impute les mauvais résultats reçus au classement PISA 2018 au fait que 55 % des élèves ont des souches étrangères. Ceci est une déclaration absurde de la part des responsables du Ministère de l’enseignement national (MEN), mais ce qui pire est, elle est raciste.

Or les responsables de cette débâcle se trouvent au MEN. En 2016 les enseignants avaient déjà insisté sur le rôle important des langues lors du passage du fondamental au secondaire (cf. SEW 2/2016). Mais rien ne fut fait.

Néanmoins l’on n’arrête pas dans certains milieux éco-politiques à prévoir un Luxembourg d’un million d’habitants, les immigrants sont les bienvenus, leur rôle à jouer leur est déjà réservé. Quant à l’école publique, elle fait place à une privatisation de l’enseignement dont les signes précurseurs se font déjà voir actuellement. Une évolution qui ne fait qu’accroître les inégalités.

Le « Figaro » du 04.12.2019 a constaté avec satisfaction que la France, 22e au rang mondial, s’impose parmi les champions des inégalités des pays comme Israël, le Luxembourg et la Hongrie où les « performances scolaires » sont étroitement liées au milieu social.

La réponse du MEN était claire et nette, le Luxembourg ne participera pas à la prochaine étude PISA.

Elo gëtt emol gemotzt !!!

Edouard Kutten