Depuis quelque temps l'on parle beaucoup dans les milieux se disant « social libéral » d'autogestion du citoyen. S'occuper soi-même de sa future retraite, de son appartenance à une caisse de maladie et du financement des études des enfants, etc.

Il s'agit manifestement d'un transfert camouflé des services publics vers le privé, la privatisation étant considérée par certains milieux politico-économiques comme le seul garant pour l'avenir. Et cette privatisation à tous les échelons de la société a fait mouche. L'éducation en est un exemple typique.

Au Luxembourg on a constaté (cf. Tageblatt 13.09.2019) que par exemple en 2019/20 1.779 élèves suivaient un programme international dans le secondaire public, contre 6.062 élèves dans le privé. Dans maints pays de l'Union européenne l'Education publique est devenue un domaine dans lequel il vaut mieux ne pas investir. Le privé par contre rapporte.

Il en est de même pour les services de santé. Les cliniques privées deviennent de plus en plus nombreuses, de moins en moins de médecins s'investissent dans ce qui reste du « service public ». Il est intéressant de constater dans ce contexte que la majorité des Anglais se font plus de soucis sur l'avenir de leur « Public Health System » que sur le Brexit.

Il faut décentraliser, ouvrir tous les secteurs publics à la concurrence. Telle est la devise. Ce qui se passe dans maints pays, comme en France actuellement, est une politique du « vide-grenier » de certains services publics. Les sociétés privées sont en attente, elles sauront les rentabiliser.

Démonter le secteur public va à l'encontre d'une démocratisation sociale, dans quelque pays que ce soit. C'est la brocante des droits sociaux acquis!