C’est un fait qu’actuellement la frénésie du prêt immobilier ne connaît pas de limites dans les soi-disant pays riches de l’Union européenne. Cette frénésie va de pair avec un surendettement de bon nombre de ménages. Les banques ont pratiqué cette politique du crédit immobilier sans respecter souvent les consignes d’usage.

En France, par exemple, ces encours de crédit ont augmenté en 2017-2019 de 6 % en moyenne par an. Entretemps ces encours se comptabilisent à 1.100 milliards d’euros (cf. Figaro-éco, 13.12.2019).

Très souvent le « reste-à-vivre » ne fut pas respecté dans cette politique de prêts, entraînant par-là non seulement un surendettement, mais également une précarisation des ménages. Dans beaucoup de cas le taux d’effort dépasse même les 35 % des revenus de l’emprunteur. Divorce, licenciement ou changement d’emploi sont des facteurs imprévisibles et d’incertitude sur des périodes de prêt dépassant les 25 ans.

La situation économique ne va pas en s’améliorant. Partout l’on a révisé pour 2020 la croissance économique vers le bas. Une hausse du PIB de 1,1 % est prévue en France pour 2020, sans garantie, les milieux économiques en font une annonce triomphaliste, or en réalité c’est un ralenti dans un pays déjà surendetté où l’endettement de l’Etat frôle les 100 % du PIB.

Il est évident que ces conditions sont à la base d’une évolution sociale trouble, ce qui n’empêche pas que les prêts devront être remboursés. Certains créditeurs deviennent de plus en plus inquiets.

Il suffit que la guerre sur les taux de crédit que se livrent les banquent dérape et la bulle immobilière explose. Mais apparemment le Luxembourg ne semble pas concerné quand on entend les belles paroles de ses politiciens par rapport aux prévisions budgétaires et financières du pays pour 2020 !

Edouard Kutten