Il est surprenant de constater que selon l’Adem le Luxembourg est confronté à une pénurie de « talents » dans les secteurs de l’informatique et de la finance. Les résultats mirobolants du bac devraient-ils être remis en cause ? Il est vrai que l’on a sciemment éliminé les garde-fous pour permettre au plus grand nombre l’accès au bac. Et ainsi des centaines de bacheliers vont à la chasse aux « masters » à l’étranger. En 2014 le MENJE avait publié dans un communiqué (29.07.2014) les résultats de la session du concours d’admission à la fonction d’instituteur de l’enseignement fondamental. Tous les candidats qui se présentaient avaient le diplôme (bachelor, etc.) requis et acquis soit au Luxembourg, soit à l’étranger. Or sur 315 candidat(e)s seulement 121 on réussi.

Ce qui fait planer un doute sur leurs compétences acquises au niveau universitaire.

Il en est de même des collectionneurs de « masters » en informatique, finances, etc., qui en se présentant sur le marché de l’emploi doivent constater, selon l’Adem, que leurs compétences se révèlent être insuffisantes (cf. Essentiel, 06.12.2019).

On ne peut pas nier qu’il y a un problème, aussi bien en aval qu’en amont du système actuel de l’Enseignement.

Il y a vraiment « pénurie » à tous les niveaux !

Edouard Kutten